Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.03.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 855 fois

NÎMES L'ex-patron d'une discothèque a commandité l'incendie du Kheops

JUSTICE. Le Kheops, une discothèque nîmoise située sur la route d'Uzès, a été victime d'un incendie criminel en juillet 2021. La cour d'appel de Nîmes a jugé et condamné à la peine maximale ce mardi 10 mars "un homme de la nuit".

Il est absent, en fuite et recherché depuis la décision du tribunal correctionnel de Nîmes en date du 30 octobre dernier... Condamné à 10 ans de prison, la juridiction avait délivré un mandat d'arrêt sans permettre de le retrouver à ce jour. Il a pourtant fait appel, mais ce mardi 10 mars, il était aux abonnés absents devant la présidente de la cour d'appel correctionnelle, Nadine Mouttet.

Dans les faits, la discothèque le Khéops avait été totalement embrasée en juillet 2021, un mois après avoir essuyé une tentative d'incendie. La piste criminelle ne faisait aucun doute. Dans les décombres de l'établissement totalement détruit, au milieu des cendres, les enquêteurs de la Sûreté départementale de Nîmes parvenaient à isoler un masque de protection du Covid qui allait mener à l'interpellation de l'incendiaire. De fil en aiguille, les enquêteurs ont identifié le commanditaire de cet incendie criminel, un certain Aziz, gérant d'une autre discothèque sur Nîmes. Ce dernier a été interpellé et a toujours nié sa participation, indiquant même qu'il s'agissait d'une escroquerie à l'assurance de la part des patrons du Kheops. "Sauf que le propriétaire des lieux et le locataire n'étaient pas assurés, donc il n'y avait aucun intérêt à commettre un tel geste", dénonce à l'audience de la cour d'appel ce mardi, l'avocate de la partie civile, maître Magali Fiol.

Rapidement après le sinistre en juillet 2021, le propriétaire des lieux, Pierre Marouani, interrogé par notre rédaction au matin de l’incendie, avait mis en avant la piste criminelle : « Ce soir, un gros gros chanteur devait venir et la concurrence peut-être ne l’admettait pas », précisait-il à l’époque. D'autant que l'incendie s'est produit au moment où les discothèques avaient l'autorisation de rouvrir après de longs mois de fermeture à cause de la pandémie. C'est bien cette piste qui a été ensuite révélée par les policiers. Aziz a depuis laissé la gérance de sa discothèque à son fils. Aziz n'était pas présent à la cour d'appel ce mardi matin. La cour correctionnelle a décidé de confirmer la peine maximale de 10 ans de prison avec 2/3 de peine de sûreté, une sanction assortie du mandat d'arrêt. Aziz est donc aujourd'hui reconnu coupable d'être le commanditaire de cet incendie criminel et il est activement recherché pour commencer à effectuer sa sanction à deux chiffres...

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