« Nous ne laisserons pas sacrifier nos territoires au profit de l’agro-industrie. Pour une agriculture paysanne, vivante et digne dans le Gard ! » lancent les membres du syndicat.
La Confédération paysanne du Gard dénonce fermement le projet d’extension de l’abattoir de poulets Duc. « Ce projet incarne une fuite en avant industrielle, incompatible avec les enjeux sociaux, environnementaux et paysans actuels. À l’heure de l’urgence climatique et de la relocalisation alimentaire, ce projet fait exactement l’inverse ! »
Le constat que fait la Conf est le suivant. L’extension de l’abattoir implique une augmentation massive des volumes de poulets (de 75 à 250 tonnes) et de l'élevage intensif au détriment du bien-être animal, du bien-être des éleveurs et des employés agricoles et de l’abattoir.
Rappelons que la Confédération Paysanne milite pour un élevage local, à taille humaine, autonome, respectueux des animaux et des ressources.
Le syndicat déplore des conditions de travail inacceptables. « Derrière ces outils industriels se cachent des cadences élevées, une pénibilité accrue et une déshumanisation du travail. »
On parle aussi d’une menace pour l’environnement local. « Plus de production, c’est plus de pollution, plus de rejets d'eaux usées, une consommation d’eau exorbitante passant de 403 à 800 m3 par jour, la circulation de poids-lourds incessants… Un non-sens écologique dans un contexte de crise climatique, dans ce département déjà sous tension. »
Du côté de la Conf, « C’est le choix politique qui est irresponsable alors que la transition agricole est urgente soutenir ce projet revient à tourner le dos à une agriculture paysanne, locale et durable au mépris des populations environnantes. »
Mais comme toute critique qui vaut cette appellation, le syndicat propose des solutions. « Des alternatives existent ! Développement des circuits courts, abattoirs de proximité à taille humaine, soutien à l’installation paysanne : autant de solutions concrètes pour un autre modèle agricole. »
Le syndicat pense que cette situation nécessite que les pouvoirs publics refusent immédiatement ce projet, que les élus locaux prennent leurs responsabilités et que les citoyens se mobilisent contre cette industrialisation.
« Nous exigeons l’abandon du projet d’extension, l’arrêt du soutien public à l’agro-industriel et des investissements massifs dans l’agriculture paysanne et les circuits courts. »