Publié il y a 1 h - Mise à jour le 21.04.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 395 fois

NÎMES MÉTROPOLE Indemnités, cumul des mandats, frais… Vincent Bouget face à un RN déjà offensif

Une semaine après son élection à la tête de l’Agglo, le maire de Nîmes présidait un nouveau conseil communautaire, ce mardi. Face à lui, un RN bien décidé à marquer son opposition, dès le début du mandat.

Vincent Bouget, cible du RN ? Si l’extrême-droite a été conciliante avec l’ex-maire LR de Nîmes, Jean-Paul Fournier, et Franck Proust, ancien président LR de Nîmes Métropole… Avec Vincent Bouget, c’est une autre histoire. Ce mardi se tenait un nouveau conseil communautaire, une semaine après l’élection officielle du maire de Nîmes à la tête de l'Agglo. À l’ordre du jour : 72 délibérations poursuivant, de manière assez classique, l’installation de la mandature. Première décision : les pouvoirs attribués au bureau communautaire, prévus par le code général des collectivités. Cette délibération permet au bureau, composé notamment des 39 maires de l’Agglo, d’entériner certaines décisions afin qu’elles n’encombreront pas l’ordre du jour des conseils communautaires. C’était d'ailleurs le cas sous le mandat de Franck Proust. 

Le « complément d’information » de Franck Proust

Le groupe RN, composé de 11 élus, monte au créneau. La députée de la 6e circonscription, Sylvie Josserand, fustige : « Plusieurs délégations que vous souhaitez confier, notamment financières, nous paraissent un peu exagérées, abusives... Seul le conseil communautaire, où toutes les tendances politiques sont représentées, est à même de se prononcer. » Vincent Bouget répond : « Vous méprisez la qualité du débat des membres du bureau communautaire. Ils ne sont pas toujours d’accord sur tout. Ils auront librement l’occasion de l’exprimer, même si vous n’êtes pas là. » Franck Proust, relégué dans l’opposition depuis sa défaite aux municipales, apporte « un complément d’information » : « Le contrôle peut s’exercer. À chaque conseil communautaire, il y a, dans l’ordre du jour, les délibérations votées en bureau.  L’avantage, c’est de réserver le conseil communautaire aux débats primordiaux. »

Les élus du groupe RN ne s’arrêtent pas là. L’élu d’opposition de Marguerittes, Stéphane Guillemin, questionne avec insistance Vincent Bouget : « Eu égard au cumul des mandats qui sont les vôtres… La mairie de Nîmes, président de Nîmes Métropole, conseiller départemental… Quel sera le montant de vos indemnités ? Seront-elles écrêtées ? À quel niveau ? Allez-vous siéger de manière récurrente et fidèle dans ces hémicycles ? » Un interrogatoire auquel Vincent Bouget rétorque, banderilles à la main : « Ne vous inquiétez pas, j’ai pour habitude d’être présent et assidu aux conseils. Je ne démissionne pas du Conseil départemental (...) On ne va pas venir sur l’argent public, il y a quelques dossiers plus embêtants de votre côté », en référence à la condamnation de Marine Le Pen, en première instance, dans l’affaire des assistants parlementaires de l’Union européenne.

Thierry Jacod, l'amnésique imaginaire ? 

Enfin, sur les frais de représentation du président, l’élu RN Thierry Jacod a sans doute voulu mettre dans l’embarras le président Bouget : « Pouvez-vous nous rappeler le montant exact ? ». « C’est écrit dans la délibération… 5 000 € », répond Vincent Bouget. Thierry Jacod ne pipe plus mot. Soit celui-ci n’a pas lu la délibération, soit il a simplement joué la perte de mémoire pour jeter ce montant sur la lace publique... Omettant d'expliquer les raisons qui font que, dans toutes les instances publiques – y compris celles gérées par le RN – les élus disposent d’indemnités et de frais de mandat. Une scène digne d'un Molière ?

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« Si je vous dis, Nîmes métropole » ? Vincent Bouget a prononcé son premier discours d’ouverture, une allocution pour délivrer des messages politiques : « Aux élections municipales, l’abstention bat toujours des records. Si les habitants ne se sont pas déplacés pour choisir leur maire, autant vous dire que leur cœur bat encore moins pour leur agglomération. » Comment rompre avec ce désamour ? Un peu sur le modèle de ce qui s’est fait à Nîmes pendant la campagne, avec l’opération « Si je vous dis Nîmes… ». Vincent Bouget a proposé « des rencontres sur l’ensemble du territoire pendant lesquelles nous nous mettrions en retrait, laissant la parole aux habitants. Cela nous fera du bien collectivement d’écouter. » 

 
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