Publié il y a 1 h - Mise à jour le 22.04.2026 - Thierry Allard - 3 min  - vu 213 fois

UZÈS Le budget voté dans une ambiance électrique

Hier soir, lors de la séance du conseil municipal d'Uzès

- Thierry Allard

Le conseil municipal d’Uzès s’est réuni mardi soir, avec au menu le vote du budget primitif 2026. La séance s’est tenue dans une ambiance électrique entre la majorité et le désormais opposant Jacques Caunan, qui a fini par quitter la salle après que le maire lui a coupé le micro.

C’est un des principaux, si ce n’est le principal temps fort de l’année pour le conseil municipal : le vote du budget et donc par la même occasion celui de la ligne de conduite de l’année à venir. Vote qui est accompagné de celui des taux de fiscalité locale, qui, « pour la quinzième année », rappellera le maire Jean-Luc Chapon, n’augmenteront pas. Ce qui donne 46,02 % sur le foncier bâti, 69,52 % sur le foncier non bâti et 13,13 % pour la taxe d’habitation.

Sur ce point, Jacques Caunan proposera d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, cette taxe ayant été supprimée pour les résidences principales. « Il est possible de le faire sans augmenter la taxe foncière, et donc sans pénaliser les propriétaires qui habitent ici à l’année, explique l’élu d’opposition. C’est une très bonne idée, souhaitez-vous le faire ? » Le maire lui répondra d’un « ben non », Jacques Caunan lui rétorquera qu’il se privait « d’une rentrée d’argent ». Le premier adjoint Fabrice Verdier lui répondra ensuite que la municipalité « est capable d’équilibrer le budget sans cette augmentation ». Abstention de Jacques Caunan et de sa colisitère Marie-Laure Fontugne.

Place au budget primitif 2026. Avec « en section de fonctionnement, un budget total de 16,7 millions d’euros dont 4,9 millions de virement et d’amortissements pour les investissements », présente Fabrice Verdier. Si les recettes évoluent peu, les dépenses croissent côté personnel (+3,6 %) à 5,7 millions d’euros. Des charges « maîtrisées », estime le premier adjoint, qui explique que cette augmentation est due « à des recrutements au pôle culturel, à la police municipale, à l’évolution de carrière des agents et à l’augmentation des cotisations retraites. » Et, « grâce à notre excellente santé financière, nous pouvons virer plus de 4 millions d’euros à la section investissements, pour mener des investissements très conséquents pour la commune », poursuit-il.

« Vous m'avez coupé le micro, je n’ai plus rien à faire ici, je m’en vais »

Jacques Caunan interviendra alors pour regretter, dans un premier temps, l’absence de crédits dédiés aux frais de formation des élus, la majorité lui répondra que les crédits seraient alloués s’il y a des demandes, puis pour aller sur le fond. « Nous pouvons partager certaines de vos propositions, mais si nous avions gagné, vous auriez trouvé dans ce budget nos propositions, permettez-moi de vous en donner quelques unes », commencera l’opposant, interrompu par Jean-Luc Chapon : « attendez, vous avez largement diffusé votre programme, tout le monde l’a vu, il vous a valu moins de 19 % des voix. »

Pas de quoi décourager Jacques Caunan, qui égrènera les mesures de son programme, comme « créer une vraie maison des associations », « installer un Conseil municipal des jeunes », « créer une brigade environnement, ce qui aurait évité le massacre de 5 hectares de chênes », « rejoindre le Parc naturel régional » ou encore « développer la vidéo-protection ». Ce qui provoquera l’agacement du maire et de son adjointe Muriel Bonneau, qui lui rappellera que « nous ne sommes plus en débat d’orientations budgétaires ». Le micro de l’opposant sera coupé une première fois, manifestement par erreur, avant que le maire, quelques minutes plus tard, n’interrompe une dernière fois Jacques Caunan : « c’est du grand guignol. Là vous pouvez dire que je vous ai coupé le micro. »

« Vous m'avez coupé le micro, je n’ai plus rien à faire ici, je m’en vais », lancera l’opposant. Qui restera tout de même le temps que Fabrice Verdier n’évoque les 16,1 millions d’euros d’investissements, dont un peu plus de 13 millions de nouveaux investissements (le reste étant les restes à réaliser de 2025) dans lesquels on retrouve un peu plus de 7 millions d’euros de dépenses d’équipement. Parmi les travaux prévus cette année, citons l’école de musique et l’école du Pas du loup, la réhabilitation de la place Tour du Roy, le parcours sportif de la vallée de l’Eure ou encore la réhabilitation de voiries comme le chemin du Paradis ou la rue Daudet. À l’issue de l’exposé du premier adjoint, Jacques Caunan et Marie-Laure Fontugne voteront contre le budget et quitteront la salle.

On retiendra de la suite de la séance que les prix de l’eau et de l’assainissement n’augmenteront pas en 2026, et que la gestion de la piscine municipale sera déléguée cet été à la Communauté de communes Pays d’Uzès, qui depuis l’ouverture de la piscine couverte « dispose de l’ingénierie, du matériel et du personnel qualifié permettant de faire fonctionner la piscine municipale estivale », présentera le conseiller municipal Guy Attigui. La délibération sera votée à l’unanimité, « et je pense que pour l’année prochaine on parlera de transfert » de la gestion vers la Communauté de communes, précisera le maire.

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