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Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 29.09.2022 - corentin-migoule - 2 min  - vu 10471 fois

GARD Partout en France, les rideaux des magasins Camaïeu se fermeront définitivement ce samedi

Les lumières s'éteindront définitivement chez Camaïeu. (Photo Corentin Migoule)

Ce mercredi 28 septembre, le tribunal de commerce de Lille a placé Camaïeu en liquidation judiciaire. 514 magasins vont fermer ce samedi et 2 600 emplois seront supprimés. Les quatre magasins gardois du groupe, à l'image de celui d'Alès, n'échapperont pas à la mort de cette célèbre enseigne de prêt-à-porter féminin.

Ce samedi 1er octobre à 19 heures, 514 magasins Camaïeu baisseront le rideau pour la dernière fois et 2 600 personnes se retrouveront sans emploi. C'est le lourd bilan du placement en liquidation judiciaire de l'enseigne, annoncé par le tribunal de commerce de Lille ce mercredi 28 septembre. Pour rappel, la célèbre marque de prêt-à-porter féminin créée en 1984 avait été placée en cessation de paiements par le tribunal de commerce de Lille le 1er août dernier. Il fallait 90 millions d'euros à l'enseigne nordiste pour rester en vie jusqu'en janvier, mais seulement 14 millions ont été alignés, selon les éléments rapportés par le journal régional La Voix du Nord.

Camaïeu aurait accumulé 240 millions d'euros de dette, dont 70 millions pour des loyers impayés pendant la crise sanitaire. Mais depuis des années, c'est surtout la concurrence d'Internet qui avait fragilisé la marque, laquelle déplore par ailleurs une cyberattaque d'envergure (40 millions d'euros). En reprenant plus de 500 des 634 magasins de la marque en France et quelque 2 600 salariés sur plus de 3 100 en 2020, l'actionnaire HPB (Hermione People and Brands) s’était donné deux ans pour remettre à flot l’enseigne. L’espoir est désormais consumé.

Ce jeudi à Alès, rue Sauvages, nombreuses étaient les clientes à profiter des derniers instants de Camaïeu et d'une remise de 40% sur de nombreux vêtements qui court depuis quelques jours et aurait dû s'étendre jusqu'au 8 octobre. "Il faut y rentrer car ça va fermer dans trois jours", glissait une retraitée bien informée à une amie, au moment de notre passage devant le magasin il y a quelques minutes. Contactée ce jour, la responsable de la boutique alésienne a refusé l'échange, indiquant simplement "ne pas avoir le droit de communiquer sur le sujet pour l'instant". Ni l'envie certainement et on la comprend.

Corentin Migoule

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