C’est une affaire de chatons de race achetés sans provision puis revendus à une tierce personne qui a conduit à la convocation d’Émilie devant le tribunal correctionnel d’Alès. Le 8 mai 2025, elle se serait présentée sous un faux nom dans un élevage de chatons de la race Maine Coon. Désireuse d’en acquérir deux, la jeune femme aurait réglé à l’aide de deux chèques, l’un d’un montant de 1 500 €, l’autre de 1 000 €, provenant du chéquier de son prétendu compagnon. Le problème ? Le chéquier a été déclaré comme perdu et appartient à son ancien compagnon, depuis lors incarcéré. L’argent n’a donc pas pu être encaissé par la gérante de l’élevage. Le lendemain, Émilie a revendu les deux chatons, tous deux de pedigree LOOF, pour la somme de 500 € chacun, grâce à une annonce déposée sur Leboncoin.
Absente à l’audience, la prévenue a commencé par nier les faits, avant de les reconnaître face aux gendarmes. Malgré la bonne foi de l’acquéreur de ces chatons, ils ont été restitués à l’élevage. Disposant de quatorze mentions sur son casier judiciaire, Émilie est connue de la justice, notamment pour des faits de vol ou encore de violences conjugales. Alerté par les antécédents judiciaires de la prévenue, le procureur de la République a requis 6 mois d’emprisonnement à son encontre.
À l’issue des délibérations, le tribunal a déclaré Émilie coupable des faits lui étant reprochés. Elle a alors été condamnée à 6 mois d’emprisonnement ferme et à une inéligibilité de 3 ans. Concrètement, elle va devoir se présenter devant un agent du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) pour déterminer si cette peine doit être purgée derrière les barreaux ou si elle peut être aménagée.