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Publié il y a 1 an - Mise à jour le 23.01.2021 - thierry-allard - 2 min  - vu 620 fois

LAUDUN-L’ARDOISE Un parc photovoltaïque pour signer le renouveau du site sidérurgique

Les élus et le directeur général France RES ont symboliquement posé un module du parc photovoltaïque de l'ancien site sidérurgique de Laudun-l'Ardoise, ce vendredi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Si lorsqu’on parle de sites sidérurgiques fermés on pense instantanément à l’Est de la France, rappelons que notre département en compte aussi un, et non des moindres, à Laudun-l’Ardoise.

Ce site, c’est celui d’Ugine acier qui, après des décennies d’une activité florissante qui a fait la richesse de Laudun-l’Ardoise et du Gard rhodanien, a tristement fermé ses portes en 2004 après son rachat par Arcelor Mittal. Depuis, « ce lieu a perdu toute vie depuis 17 ans », note le maire de Laudun-l’Ardoise Yves Cazorla, au moment de lui en redonner une, de vie.

Car depuis des années, si le site restait désespérément vide, en coulisse il se passait des choses. Le rachat du foncier par l’Établissement public foncier d’Occitanie pour le compte de l’Agglo du Gard rhodanien, après d’âpres négociations avec le géant de l’acier, en premier chef. « Ça a été très compliqué le rachat du foncier avec Arcelor Mittal », reconnaît, avec un sens certain de l’euphémisme, le président de l’Agglo du Gard rhodanien Jean-Christian Rey. Compliqué et long, pour enfin retrouver la maîtrise foncière des quelque 70 hectares du site, un site de grande valeur puisqu’il est relié aussi bien à la route qu’au fluvial et au train.

Dans le compromis signé avec l’ancien propriétaire, il est convenu d’utiliser une partie du site, « qui n’aurait pas forcément trouvé une vocation pour d’autres types d’activité », précise Jean-Christian Rey, pour y faire du solaire. 14 hectares sont donc fléchés (dans un premier temps, une extension sur le crassier voisin est dans les tuyaux) pour accueillir un parc photovoltaïque de « 12,2 MegaWatts crête, 35 336 panneaux, équivalent à la consommation de 7 700 personnes », précise le directeur général France de RES Jean-François Petit. Rompue à ce type de projets, l’entreprise RES, basée à Avignon, porte le parc photovoltaïque.

Un projet compris dans les « fiches actions » du Contrat de transition écologique Aramon-Gard rhodanien signé en 2018, dont le député Anthony Cellier a été l’un des artisans. « C’est la concrétisation de choix que nous avons faits pour embarquer ce territoire dans un objectif de transition écologique et énergétique, et j’ai l’intime conviction que nous sommes dans le vrai », lancera le parlementaire, après avoir fait l’éloge de la production énergétique française, « une énergie décarbonnée. »

« Décarbonnée » certes, mais encore trop dépendante du nucléaire, dont la part doit baisser dans le mix énergétique de notre pays d’ici à 2035. C’est aussi dans ce cadre que s’inscrit ce type de projets photovoltaïques, qui constituent « une reconversion positive » de friches industrielles, affirmera le maire de Laudun-l’Ardoise, avant de préciser que sa commune était actuellement « en discussion pour installer 28 hectares de panneaux photovoltaïques » ailleurs sur la commune.

Plus largement, l’ancien site sidérurgique de l’Ardoise s’apprête aussi à accueillir de nouvelles activités. « Nous sommes à quelques semaines du choix de ce qu’on va faire sur ce site, avance Jean-Christian Rey. Les panneaux photovoltaïques vont bientôt être accompagnés d’autres activités autour de la logistique et du chemin de fer. »

En attendant, la mise en service de ce parc photovoltaïque est prévue pour juillet prochain.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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