Entre 200 et 300 personnes ont assisté à cette cérémonie sobre et chaleureuse, ponctuée de lectures, de musiques classiques, de jazz et de chansons françaises qu’affectionnait particulièrement Éric Doulcier, ancien maire du Vigan. Plusieurs voix se sont succédé pour retracer son parcours et rappeler ses combats : défense du patrimoine, rénovation du centre-ville, accueil des réfugiés, et surtout, un attachement profond à la culture et à l’éducation. « C’était un homme intègre, un visionnaire, toujours fidèle à ses valeurs », a souligné Régis Bayle, président du Pays viganais, saluant son engagement pour l’enseignement supérieur et l’écologie.
Une figure respectée et respectueuse
De son côté, la maire actuelle du Vigan, Sylvie Arnal, a tenu à rappeler la sincérité et la droiture de son prédécesseur :
« Éric Doulcier était honnête, respectueux et passionné par sa ville. Il pensait que la culture n’était pas réservée à une élite mais devait être accessible à tous. Il a fait du Vigan une ville plus vivante et attractive. » Elle a également confié avoir trouvé en lui un mentor et un ami : « Même après avoir quitté ses fonctions, il m’a toujours soutenue, sans jamais interférer. Il m’a transmis la conviction que l’action publique devait rester au service des citoyens et de l’intérêt général. »
Un héritage vivant
Pour Régis Bayle, président du Pays viganais, qui a soutenu certains de ses projets, Éric Doulcier restera comme « un homme de convictions et de courage, qui s’est battu jusqu’au bout avec pugnacité, sans jamais renoncer ». L’héritage de l’ancien maire, entre modernisation du Vigan et défense des valeurs républicaines, continue aujourd’hui d’inspirer les élus locaux.
Dans le silence recueilli du parc des Châtaigniers, c’est toute une ville qui a salué une dernière fois la mémoire d’un homme libre, passionné et profondément attaché à ses Cévennes.