Objectif Gard : Le Lions Club Nîmes Jeunesse a été créé il y a un an et quelques jours maintenant. Quel bilan est-ce que vous tirez de cette première année à la tête de l'association ?
Mélissa Aabaïd : J'en tire un bilan très positif. On est né le 17 janvier 2025 et la première action a été mise en place une semaine après, avec une soirée caricative qu'on avait faite à la Maison d'Arthur. C'était pour aider les enfants victimes de viol et d'inceste, les fonds avaient été remis à l'association "Pas de secret" pour financer des séances d'équithérapie. Suite à cette action, on a continué à œuvrer sur le territoire. On s'est également investi pour la Journée internationale des droits des femmes avec un débat-thé. On s'était également associé au Salon de l'autisme. Notre événement phare de fin d'année scolaire a été l'opening de la Feria. Là, on avait remis les fonds au Handi Club Nîmois pour financer des fauteuils et qu'ils puissent disputer des matchs, mais également à la précarité étudiante pour financer les épiceries solidaires de la Banque alimentaire du Gard.
Et la deuxième partie de l'année a également été chargée en événements...
En septembre, on a voulu faire à la fois une rentrée comme une fin d'année, on voulait vraiment mettre en avant, à travers notre gala, qu'Octobre Rose, ce n'était pas uniquement un seul mois dans l'année, mais que tous les jours, il convenait de se battre contre le cancer du sein et pour les femmes. Donc, on a voulu financer une association investie contre le cancer du sein : "Au fil de ma bulle". On a également pu intervenir pour aider le sport féminin à travers le rock acrobatique. En tant qu'ancienne danseuse, ça m'a touchée de pouvoir aider à la fois un sport qui me tient très à cœur.
Quoi de prévu pour l'année 2026 ?
En 2026, le Lions Club Nîmes Jeunesse se maintient parce qu'au-delà d'être une association, on est un groupe d'amis. C'est pour ça qu'on est vraiment un club qui fonctionne plutôt bien avec une bonne dynamique. Notre bureau va changer. Je vais maintenir la présidence parce qu'on a eu une année de mise en place et d'apprentissage de ce qu'était le Lions International. C'est une ONG avec pas mal de choses à apprendre. On va réitérer certaines actions pour voir effectivement ce qu'il en est, car je pense que perdurer dans le temps est un objectif. Notre conseil d'administration va changer, Tristan Tejero, qui était secrétaire, va devenir notre vice-président, pour prendre ma place en 2027.
Certains événements sont-ils déjà programmés ?
On peut déjà annoncé l'opening 2 de la feria, qui aura bien lieu le mardi 19 mai, 2026. L'année dernière, on a voulu mettre à l'honneur l'hôtel Boudon, qui est un hôtel magnifique. Cette année, ce sera au Burladero de Victor Jalaguier, avec tout autant de surprises sur nos traditions de feria. Cette année, on remettra les fonds aux enfants de la protection de l'enfance, notamment à quatre structures, pour financer les rêves et les vacances des enfants placés.
Qu'est-ce que représente le Lions Club Nîmes Jeunesse ?
On est un club de cinq membres fondateurs. On n'est pas une association, mais une ONG. Pour l'intégrer, il faut savoir d'où elle vient, son histoire et quelles sont ses valeurs. Donc, on privilégie la qualité à la quantité. On préfère avoir un club avec peu de monde, mais vraiment une belle ambiance, de belles amitiés, la même vision de voir les choses sur nos projets et le monde. Le Lions Club, c'est une ONG qui balaie différentes causes sur le plan international. Avant d'intégrer le Lions Nîmes Jeunesse, on propose de mener des actions avec nous de temps en temps, d'effectuer une formation sur le Lionisme. Et à terme, si vraiment ça correspond à la personne, il y a même une cérémonie d'intronisation.
Quel serait votre plus beau souhait ?
Ce serait de montrer que notre jeunesse, à Nîmes, en France ou dans le monde, est capable de s'engager. C'est vraiment cette vision et cette image que j'aimerais véhiculer. Mon plus grand rêve, c'est de montrer que même au sein de nos ONG, on est capable d'intégrer une jeunesse qui en veut, avec de l'altruisme, une jeunesse qui est capable d'œuvrer et de mettre aujourd'hui à profit son énergie à profit de projets concrets. J'aimerais changer cette vision de voir notre jeunesse actuelle. C'est cet altruisme intergénérationnel que j'aimerais mettre à profit et moi qui me fais rêver. J'ai 28 ans et 10 ans de mandat associatif. Si je n'avais pas goûté à ça, je n'aurais pas été la femme que je suis aujourd'hui. Ça m'a apporté beaucoup d'humanité, de sensibilité et d'empathie pour les autres. Ça fait grandir.
Vous avez également souhaité populariser l'éloquence un peu partout...
Oui, ça permet de se découvrir soi-même et de découvrir les autres. L'éloquence m'a beaucoup servi, parce que quand on doit défendre des causes ou véhiculer des idées, on l'utilise dans la vie de tous les jours. Ça m'a ouvert aussi beaucoup de portes en tant qu'intervenante professionnelle. En 2026, j'aurai l'honneur d'intervenir pour le tribunal judiciaire de Digne-les-Bains pour les enfants placés. C'est fort de sens pour moi. J'ai été sollicité par la ville de Lille, où j'interviendrai pour les enfants de la protection de l'enfance, leur transmettre l'éloquence et la capacité aujourd'hui à avoir une parole émancipatrice. La parole m'a profondément changé et m'a sauvé de beaucoup de choses.
Au-delà du Lions Club, vous avez rejoint la Banque Alimentaire du Gard il y a peu dans le cadre de votre futur professionnel...
J'en suis vraiment très honorée. Je suis très heureuse d'avoir pu intégrer une aussi belle association gardoise, d'autant plus qu'il y a quand même pas mal d'enjeux, beaucoup de bénéficiaires et de précarité alimentaire aujourd'hui sur notre territoire. On a rencontré Joseph Pronesti, à l'issue de l'opening de la feria où nous avons voulu remettre des fonds à la précarité étudiante de la Banque alimentaire. Suite à cet événement-là, on a gardé de bons liens. On s'appelait régulièrement, amicalement et on s'est toujours soutenu. Et quand j'ai manifesté ma volonté de m'orienter professionnellement dans le milieu, il m'a proposé d'intégrer son association avec un poste de directrice adjointe chargée des relations publiques. J'avoue que je n'ai même pas hésité, j'avais vraiment envie d'être sur le terrain pour connaître l'envers du décor d'un point de vue professionnel. J'avais envie de mettre la main à la pâte. J'avais envie de trouver cet aspect associatif et utile que je trouve dans mon quotidien et en faire un tout. Et surtout, développer cette belle banque alimentaire dans notre territoire pour augmenter la possibilité d'avoir plus de mécénats, plus de fonds pour distribuer toujours plus à nos bénéficiaires.