Dès l’ouverture de son intervention, le candidat a tenu à remercier les militants et bénévoles engagés à ses côtés. "Une campagne municipale n’est jamais l’œuvre d’un homme seul. C’est une aventure collective", a-t-il déclaré, rendant hommage à ceux qui ont distribué des tracts, frappé aux portes et discuté sur les marchés. Anthony Belin a également évoqué l’agression récente d’un de ses soutiens, un événement qui a marqué la campagne selon lui. "Personne ne devrait être menacé ou agressé pour ses convictions. Jamais. Ni à Lunel. Ni ailleurs", a-t-il affirmé, exprimant son soutien à Djibril, militant blessé. "Nous ne céderons jamais à l’intimidation", a-t-il insisté, estimant que la démocratie ne recule pas devant la peur.
Le candidat a aussi salué l’appui du député UDR de la circonscription, Charles Alloncle, absent du meeting car retenu à Paris pour ses travaux parlementaires. "Je veux lui dire publiquement merci pour son soutien et pour la confiance qu’il accorde à notre démarche", a-t-il déclaré, rappelant que l’élu a signé l’éditorial qui ouvre le programme de la liste. Selon lui, l’avenir de la ville passe par une meilleure coopération entre les différents niveaux de responsabilité politique : "Une ville ne se développe jamais seule. Elle se développe quand ses élus travaillent ensemble", a-t-il expliqué.
Programme de rupture
Dans un passage très politique de son discours, Anthony Belin s’est attaqué à ce qu’il décrit comme une future alliance entre plusieurs figures locales, citant les noms de Stéphane Dalle, Paulette Gougeon et Stéphane Muscat. "Depuis des mois, vous avez vu certains s’opposer, se critiquer, se dénoncer. Et puis soudain… les ennemis d’hier deviennent les alliés de demain", a-t-il ironisé. Une alliance qui selon lui "ne vise pas à sauver une ville, mais à sauver un système". Pour le candidat, ce rapprochement aurait au moins le mérite de clarifier le choix pour les électeurs. "D’un côté, ceux qui vont s’assembler pour préserver l’existant. De l’autre, une équipe rassemblée pour transformer Lunel", a-t-il résumé.
Au cœur de son intervention, Anthony Belin a présenté les grandes lignes de sa vision pour la commune. Il a notamment insisté sur la sécurité, qu’il considère comme prioritaire : "La sécurité n’est pas une option. Elle est la première des libertés". Il souhaite également renforcer l’attractivité économique de la ville. "Nous voulons une ville qui attire des entreprises, une ville qui crée de l’emploi", a-t-il déclaré, tout en affirmant vouloir agir pour respecter chaque quartier. Plus largement, le candidat a estimé que la commune avait perdu de l’élan ces dernières années. "Lunel n’a pas manqué d’atouts. Elle a manqué d’ambition. Elle n’a pas manqué de potentiel. Elle a manqué de cap", a-t-il affirmé. En fin de discours, Anthony Belin a souhaité rappeler que le premier tour sera décisif pour la suite des élections.
La liste complète : Anthony Belin, Julia Plane, Alain Soccoro, Dorothée Garcia, Jean Charpentier, Élodie Donnadieu, Grégory Hardy, Évelyne Nonthaveth, Samuel Gafsou, Inès Migayrou Rebuffat, Guillaume Vouzellaud, Camille Taberné, Claude Chabert, Bérengère Bernier, Emmanuel Pellegrin, Meryem Quinquis, Bernard Licen, Shirley Nus, Jean-Luc Manival, Touriya Lakhloufi, Nicolas Thiel, Muriele Desbrueres, Jérémie Delprat, Catherine Bouniol, Frédéric Abrantes, Isabelle Buffet, Jonathan Champion, Christianne Perriguey, Kévin Bou, Christine Munoz, Jérôme Durand, Patricia Thévenard, Laurent Senegou, Mary-José Tanti, Christophe Ducos