La soirée a démarré par une vidéo consacrée au voyage réalisé par le Conseil municipal des jeunes (CMJ). Un diaporama a ensuite mis en lumière la fête votive 2025 à travers les images de plusieurs photographes. Puis le maire a pris la parole dans un discours solennel, empreint de démocratie et de liberté, prononcé dans un contexte déjà tourné vers les municipales de 2026.
Le premier tour se jouera dans exactement deux mois, alors que Stéphane Guillemin, élu d'opposition, a annoncé sa candidature en septembre dernier. Ancien membre de Reconquête et avocat en droit du travail, aujourd’hui membre du mouvement de Marion Maréchal, l’opposant mène une liste « divers droite » et critique la gestion du maire sortant.
Liberté, unité et commune
Devant de nombreux élus et représentants du territoire, Rémi Nicolas a d’abord salué les maires présents. « Je remercie le maire de Poulx, le maire de Cabrières, le maire de Rodilhan, les élus qui les accompagnent, le vice-président du SMEG, également adjoint à Lédenon, et le président de la chambre de commerce et d'industrie ».
Il a ouvert son propos par une citation d’Alexis de Tocqueville. « C’est dans la commune que réside la force des peuples libres », a-t-il rappelé, en soulignant la modernité de ces mots, écrits « il y a presque 200 ans ». Le maire a insisté sur la place centrale de la commune, décrite comme le socle du collectif local.
Rémi Nicolas a aussi insisté sur le lien social visible lors des cérémonies et des temps forts de la vie locale. Une unité qui se construit aussi « au quotidien », par « la volonté collective et l’engagement individuel », « la richesse de nos échanges » et « la force de nos choix éclairés et partagés » autour des commémorations, événements culturels, nos festivités, où « cette unité », « ce bien vivre ensemble » s’exprime « de la façon la plus éclatante ».
C’est ainsi que l’édile a mis en garde ses administrés contre les risques de division. Il a évoqué le danger de « nier et détruire cet élan », ce qui reviendrait selon lui à « immobiliser Marguerittes », à « la mettre en grand danger de récession », et à « diviser les Marguerittoises et les Marguerittois ». Il a défendu une action municipale qui avance « sans jamais reculer devant les défis », « sans jamais s’effrayer de l’avenir », ni « s’abandonner à la facilité ou à la démagogie ».
Mars en approche
À l’approche de mars 2026, Rémi Nicolas a décrit l’échéance électorale comme « un temps de respiration démocratique », qui doit rester un temps de débat et de projet, « un temps de respect et de liberté », « un temps de vérité et de courage ». Sans vouloir annoncer des programmes ou des engagements au-delà de l’année qui commence, le maire a néanmoins dressé une liste d’enjeux partagés par la commune.
Parmi les priorités, il a placé la tranquillité et la sécurité, évoquant toutes les sécurités comme « les bases les plus fermes et les plus indispensables de l’attractivité de Marguerittes » et de la qualité de vie. Il a salué sapeurs-pompiers, gendarmes et policiers municipaux, remerciés pour leur action au quotidien, leur disponibilité et leur engagement. Il a aussi parlé de moyens à renforcer, d’équipements et de systèmes modernes de protection, citant des caméras, ainsi que des aménagements urbains et de voiries qui renforcent néanmoins la sécurité du territoire.
Rémi Nicolas a ensuite insisté sur les besoins des associations, des sportifs et des artistes, demandant plus d’espace et plus de lieux afin de soutenir leurs activités , leur expression et leur succès. Il a défendu l’idée que la commune doit « définir et bâtir ces lieux de vie et de citoyenneté active ». Le maire a également évoqué les difficultés économiques, rappelant que « le pouvoir d’achat est une préoccupation de chaque jour ». Il a appelé à soutenir l’accès au bien-manger, à l’éducation, à la culture, au sport, à la santé, en s’appuyant sur le haut niveau de service public développé année après année.
Avancer encore
Autre enjeu cité, l’adaptation au climat. Le maire a parlé de la nécessité de « protéger nos aînés, nos enfants, notre nature et nos ressources », face à « l’évolution du climat », « des chaleurs de plus en plus fréquentes » et « des aléas de plus en plus prégnants ». Il a évoqué plusieurs pistes, dont végétaliser la ville, perméabiliser les sols, créer des îlots de nature et de fraîcheur, économiser l’énergie, et surtout, en produire.
Rémi Nicolas a aussi mentionné l’entretien des infrastructures, évoquant un retard d’entretien et de développement qui « pèse lourdement sur notre quotidien » et qui nécessite année après année un haut niveau d’investissement. Il a enfin décrit l’ambition de retrouver un cœur de ville vivant et commerçant, embelli et apaisé, « dynamique et requalifié », dans la continuité de plusieurs aménagements.
Le maire de Marguerittes a formulé ses vœux à la population, souhaitant que 2026 soit une année de bonheur et de paix. Il a terminé en appelant à « opposer le courage à la division », « la confiance à l’immobilisme », et « la détermination aux mensonges ». Avant de conclure : « Vive Marguerittes ! »