Évènement devenu bisannuel, les Journées méditerranéennes des saveurs sont de retour les 6 et 7 juin prochains dans les Jardins de la Fontaine. « C’est un rendez-vous emblématique pour notre agriculture qui représente notre identité locale et une économie très forte. C’est la deuxième activité du Gard derrière le tourisme avec 5 000 exploitations et 22 000 actifs. C’est une filière essentielle pour l’emploi et l’attractivité territoire », souligne Vincent Bouget, investi et heureux de vivre ses premières JMS dans le costume de maire de Nîmes.
« Vous avez le soutien total de la Ville et de Nîmes métropole pour défendre l’agriculture de proximité, de qualité et rémunératrice pour les agriculteurs, poursuit-il, les JMS permettent de valoriser les circuits courts et le manger local ainsi qu’aux jeunes de connaitre les métiers agricoles. » Devant cet engouement, les organisateurs de la Chambre d’agriculture sont forcément ravis, surtout de pouvoir à nouveau s’installer dans les Jardins de la Fontaine d'autant plus sans la présence d'une reproduction du Pont du Gard qui avait beaucoup gêné l'installation des stands il y a deux ans dans le cadre de la feu Contemporaine. "C’est un salon de l’agriculture local dans un lieu plus sympathique que le parc des expos de la porte de Versailles", résume avec sourire le premier édile, fier d’accompagner cette rencontre entre producteurs et consommateurs dont le coût avoisine les 200 000 euros.
Un roussataïo le vendredi soir
Une vitrine pour ceux qui nourrissent notre territoire et qui ont besoin de reconnaissance et de visibilité. « C’est une manifestation autant attendue de la part des agriculteurs que des citoyens nîmois », assure Magali Saumade, présidente de la Chambre d’agriculture qui cette année met l’accent sur la gastronomie avec la cuisine mobile et qui a à cœur que toutes les filières agricoles gardoises soit représentées de la mer à la montagne. Notamment, la filière équine avec en nouveauté l’organisation d’un roussataïo (lâcher de juments) le vendredi soir avec la manade Aurélie Puig. Au total, 75 stands sont prévus pour remplir son panier et son ventre avec deux pôles : Militant du Goût et Sud de France.
Les vendredi et samedi, deux soirées sont programmées avec le bar tenu par les Jeunes Agriculteurs avec de la musique et fermeture de la bodega à 23 heures. Mise en lumière des agriculteurs et éleveurs, ainsi une quarantaine de bovins seront sur place, des races à viande : Aubrac, Limousine, Gascogne ou encore Charolaise ainsi que 200 ovins avec des démonstrations de tonte. L’incontournable mini-ferme sera bien sûr au rendez-vous avec des agneaux, porcelets, poules, canards… Sans oublier les tours de calèche, de quoi satisfaire les enfants avec plusieurs animations pendant que les parents dégustent de bons produits locaux sur un espace plus familial, sécurisé et mieux pour les animaux.
"À l’esplanade, on ne fermait pas l’œil de la nuit"
« Pour le bien-être des animaux, on peut pas mieux faire avec de l’ombrage et la fraicheur de l’eau des jardins. Nous on passe la nuit avec les bêtes, il y a deux ans j’ai trouvé l’endroit calme, je me croyais à Gajan, on n’entend rien. À l’esplanade, on ne fermait pas l’œil de la nuit. On a sorti des gens des enclos, il y avait des problèmes de sécurité », explique Mickaël Fabre, éleveur et élu à la chambre d’agriculture. Le lieu est acté, désormais le monde agricole aimerait que l’événement redevienne annuel mais pour cela il faudrait que certaines collectivités mettent davantage la main à la poche.
« Il faut discuter et d’abord prouver une nouvelle fois l’intérêt de le faire dans ce lieu et après on décidera mais on est favorable à le faire chaque année », confie Magali Saumade. « Cette feria des producteurs », pour reprendre les termes du conseiller régional Fabrice Verdier, est surtout financée par Nîmes métropole à hauteur de 90 000 euros plus 35 000 euros de communication, puis le Département (28 000 euros) et la Région Occitanie (22 000 euros). La ville de Nîmes prête le site et intervient sur la logistique, la Chambre d’agriculture débourse 60 000 euros pour le reste à charge. Tout cela fera partie de futurs échanges, mais Magali Saumade prévient : « Il vaut mieux bien le faire une fois tous les deux ans que mal chaque année. »