Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.03.2026 - Julia Razil - 4 min  - vu 52 fois

ARLES Jean-Michel Jalabert : troisième et dernier acte de son programme

Alexandre Guglielmet, Marie-Amélie Ferrand-Coccia et Yvan Caparros entourent Jean-Michel Jalabert pour cette dernière présentation de programme à la presse. 

- J.Rz.

Le candidat de la liste "Plus proche d’Arles" avait opté pour une présentation de son programme en plusieurs étapes. Vendredi, il a bouclé le cycle en détaillant, notamment, ses propositions sur la sécurité, la propreté, la vie dans les quartiers et les équipements sportifs.

Il y a trois semaines, il avait lancé la présentation de son programme à l’école de Gimeaux. Ce vendredi, c’est au gymnase Fournier, en pleine séance d’entraînement du VBA, que Jean-Michel Jalabert a dévoilé le troisième et dernier volet de ses propositions. Une boucle symbolique, puisque l’un des piliers de son projet repose sur un vaste plan de rénovation des écoles et des équipements sportifs, doté d’un budget de 21 millions d’euros sur six ans.

Un dernier volet, et non des moindres : Jean-Michel Jalabert, tête de liste Plus proche d’Arles, a abordé deux thèmes centraux pour les Arlésiens, la propreté et la sécurité -- les sujets "les plus souvent soulevés par les riverains lors des réunions publiques", souligne-t-il. Sur la question de la sécurité, il pourra compter sur l’expertise d’Alexandre Guglielmet, policier municipal (7e sur la liste). Ce dernier a insisté, lors de la présentation à la presse, sur le sentiment d’insécurité grandissant, surtout le soir : "Certains n’osent plus sortir". Face à ce constat et au "manque de visibilité de la police municipale", Jean-Michel Jalabert propose d'étendre les horaires de la PM jusqu’à une couverture 24h/24. Mais pas seulement. Dans les quartiers comme dans les villages, il mise sur des postes mobiles plutôt que fixes, "pour plus de souplesse et une présence sur l’ensemble du territoire". Une approche axée "sur la proximité et la prévention". Autre proposition : le renforcement des dispositifs d’alerte. Certains seront installés dans des lieux stratégiques (écoles, espaces publics très fréquentés) pour permettre une intervention rapide des forces de l’ordre. D’autres, individuels, seront proposés aux personnes vulnérables, leur offrant la possibilité d’activer une alerte en cas de danger. "Un système qui fait du bruit et attire immédiatement l’attention", précise l’équipe.

Sur le volet propreté, c’est Marie-Amélie Ferrand-Coccia (3e) qui a pris la parole. Selon elle, "les habitants n’attendent pas des projets pharaoniques, mais simplement un entretien régulier". Une préoccupation que Jean-Michel Jalabert entend hisser en priorité, en commençant par "renouer le dialogue avec les agents municipaux, un dialogue aujourd’hui totalement rompu". Parmi ses propositions, la création d’une brigade anti-incivilités figure en bonne place. Son objectif ? Veiller, en ville comme dans les villages, à ce que les incivilités soient signalées et traitées rapidement. Cette brigade collaborera étroitement avec la police municipale pour sanctionner les contrevenants. Autre mesure : l’ouverture d’une déchetterie en zone Nord, accessible aux particuliers comme aux professionnels. Mais l’entretien ne se limite pas aux déchets. Il englobe aussi la voierie et l’éclairage public, "des enjeux directement liés à la sécurité", comme l’a souligné Marie-Amélie Ferrand-Coccia. "Nous l’avons nous-mêmes constaté pendant la campagne : le soir, quand on fait du porte-à-porte dans des rues mal éclairées..."

Objectif : 800 places de stationnement supplémentaires

L'ex adjointe aux transports a également évoqué l’aménagement du territoire. "Les échanges avec les Arlésiens ont révélé un besoin criant : moderniser les infrastructures, développer les mobilités douces et les transports en commun, tout en préservant une place pour la voiture. Quand on vit dans la plus grande commune de France, la voiture est indispensable." Pour faciliter l’accès au centre-ville, Jean-Michel Jalabert propose la création de 800 places de stationnement supplémentaires (un parking silo à l’emplacement de l’ancienne caserne de pompiers et un parking à la gare maritime de Trinquetaille). Et il souhaite par ailleurs accélérer la requalification de l’avenue Stalingrad et revoir le plan de Fourchon, "des dossiers que je maîtrise bien", précise l’ex-premier adjoint. En revanche, la réflexion autour de la RN113 reste en suspens, au vu des dernières actualités. Même attente pour le pont de Trinquetaille et sa sécurisation : "Il faudra se concerter à nouveau avec le Département".

Autre sujet du programme abordé : celui des quartiers, "un des plus gros manques du mandat précédent", dixit Jean-Michel Jalabert. Qui revenant sur les questions du logement social, et notamment sur celles de l'insalubrité, a fustigé les bailleurs qui "préfèrent murer plutôt que de rénover, alors que l'on manque de logements sociaux". Dans son viseur 13Habitat au Trébon mais pas seulement. "Vilogia a commencé quelques rénovations, mais il faudra refixer les priorités." Et le candidat de souligner le besoin de "remettre des moyens et de l'animation, notamment en réactivant les centres sociaux et les conseils de quartiers.

Rénover les équipements sportifs

Enfin, dernier gros volet : le sport. C'est à Yvan Caparros (13e), formateur aux métiers du sport, qu'est revenu le soin de dresser un état des lieux des équipements sportifs de la ville. Vétusté des installations, infiltrations, passoires thermiques... le constat est sans surprise. Jean-Michel Jalabert cible en premier lieu une rénovation du complexe sportif Fournier, du stade Angelin au Trébon et du gymnase Lamour "pour lui redonner sa vocation de vraie salle multisports". Toutes ces rénovations devront s'accompagner d'une mise aux normes PMR. "Aujourd'hui, la quasi totalité des équipements sportifs arlésiens ne sont pas aux normes, indique Yvan Caparros. On ne pourra pas répondre à tout, mais il faut favoriser l'accès au sport pour tous." Et cette volonté s'accompagnera aussi d'une politique nouvelle avec la signature d'une convention pluriannuelle avec les clubs structurants, mais aussi l'augmentation de 10% de l'enveloppe attribuée aux clubs sportifs, ou bien encore la remise à plat des mises à disposition des lieux. "Ça n'est pas gravé dans le marbre", insiste Jean-Michel Jalabert.  Du côté de Raphèle, pas de nouveau gymnase mais une extension du gymnase. Et pour les piscines ? Cabassud est à oublier. "La coque se fissure, l'emprise au sol est trop restreinte pour y faire un complexe qui, en plus, coûterait 14 millions d'€. Il faudra tout miser sur Berthier et la réhabiliter entièrement."  

À noter que s'il venait à être élu, Jean-Michel Jalabert serait le premier maire d'Arles à instaurer une délégation de la cause animale. Avec pour projet la création d'un cimetière animalier, "dont les recettes seraient reversées aux associations qui oeuvrent dans ce domaine."

Le meeting de "Plus proche d'Arles" se tiendra mardi 10 mars, à 18h, à la salle des fêtes d'Arles.

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