C'est une commémoration qui tenait à coeur Jean-Paul Fournier, l'ancien maire de Nîmes. La nouvelle municipalité a décidé elle aussi de continuer à commémorer les 1 300 marins tués à Mers à Mers-el-Kébir (Algérie), le 3 juillet 1940.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, craignant que la flotte française se mette aux services des Italiens ou des Allemands, Winston Churchill, alors Premier ministre britannique, décide de mettre hors d'état de nuire la marine française. Précisément, 1 297 matelots périssent le 3 juillet 1940 lors d'une terrible attaque.
"Les marins anglais ont tué en une semaine plus de marins français que la flotte allemande pendant toute la Seconde Guerre mondiale", rappelle Gérald Cantomerle, président de l’Amicale des Anciens de l’Aéronautique Navale et Anciens combattants Languedoc - Camargue, débutant chaque année la cérémonie par un rappel historique, toujours précieux, surtout pour comprendre le lien de ce drame avec Nîmes.
Après l'indépendance de l'Algérie, la Marine nationale a été contrainte de quitter Mers-el-Kébir en 1968. Le cimetière où reposaient les marins français a alors été saccagé et depuis restauré. Lors d'une visite sur place, des Français d'Algérie ramènent deux plaques. Il s'agit de celles de deux matelots : Roland Grospiron et Louis Frage. Elles sont installées au sanctuaire Notre Dame de Santa-Cruz de Nîmes depuis 2007. D'où la symbolique de perdurer ce devoir de mémoire.
En l'absence du maire Vincent Bouget et de son conseiller municipal délégué à la Mémoire Christian Bastid, c'est le conseiller Nicolas Cadène, dans la hiérarchie établie, qui a représenté la ville de Nîmes. Il a déposé une gerbe accompagné d'Houria Chaïda, également élue dans la majorité. Le troisième élu présent était Marc Taulelle, conseiller d'opposition pour l'alliance RN-UDR. À travers chaque hommage, il y a toujours un sens politique.
La cérémonie en images :