Publié il y a 1 h - Mise à jour le 26.06.2026 - Corentin Corger - 4 min  - vu 196 fois

RCN Des changements pour repartir de l’avant

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Samuel Nouchi prie d'avoir fait les bons choix pour la saison prochaine aux côtés de son président Steeve Calligaro

- Photo Corentin Corger

Après une huitième place en N2 la saison dernière, loin des objectifs attendus, le RCN compte repartir de plus belle cette saison avec un staff 100 % professionnel et sept recrues.

« La saison a été catastrophique en termes de résultat, malgré ça le club a continué d’avancer et de faire son introspection depuis janvier », se flagelle encore Steeve Calligaro, le président du Rugby Club Nîmois, qui malgré parfois quelques lassitudes, compte bien rester président pour le moment. Ce dernier veut d’abord rappeler ce qui fonctionne depuis sa prise de fonctions il y a quatre ans, avec notamment un budget passé de 1,6 M€ à 3,2 M€ grâce à 360 partenaires et 145 actionnaires. « La part de subventions des collectivités a baissé dans le budget du club, c’est une satisfaction car cela signifie que cette entreprise s’est développée par ses propres moyens. C’est un gage de stabilité pour l’avenir », confie Steeve Calligaro, qui a cependant obtenu de la part de Bruno Ferrier, l’adjoint aux Sports à la ville de Nîmes, un maintien de l’aide municipale au même montant autour de 480 000 euros.

Un chef d’entreprise qui pour illustrer la bonne gestion du RCN, se targue même d’avoir eu un contrôle Urssaf, ce qui est plutôt rare. « On a eu 1 100 euros seulement de redressement, cela prouve la qualité de la gestion de ce club », poursuit-il avec un plafond à 600 licenciés pour « ne pas mettre à mal les écoles de rugby des autres clubs gardois. » L’économie, la formation et la meilleure affluence de National 2 pour la troisième année consécutive avec une moyenne autour de 3 000 spectateurs. « C’est un succès populaire mais un échec sportif sur l’équipe première », résume Steeve Calligaro.

Un staff renforcé autour de Guillaume Aguilar

Alors il fallait prendre des décisions pour impulser une nouvelle dynamique sportive. Le point de départ est l’arrivée dès janvier de Samuel Nouchi, en tant que nouveau patron du sportif. Pour son premier mercato, cet été, il impose sa patte. Sa principale décision est de conserver le coach Guillaume Aguilar, qui selon lui « était trop esseulé ». Ainsi, l’ancien biterrois ramène dans le Gard deux vieilles connaissances : Mathieu Emery, en entraîneur adjoint et Santiago Tano, en tant qu’analyste vidéo. Le but est d’avoir un staff 100% professionnel au service seulement du RCN au quotidien. Un staff renforcé et seulement sept recrues cet été, ce qui peut paraître peu sur un effectif de 42 bonhommes.

« On avait besoin de quelques renforts mais pas de changer tout l’effectif, la qualité elle y est », assure Samuel Nouchi, également entraîneur des avants. La principale arrivée est un retour, celui de l’ailier Tavite Veredamu, âgé de 36 ans. « C’est quand même énorme car il a commencé au club avant d’aller en équipe de France à 7 et de faire une carrière pro. Début juin, il était encore titulaire à Perpignan en Top 14 et il nous rejoint, c’est impressionnant ! », s’enthousiasme Steeve Calligaro. La stratégie du directeur sportif est d’avoir à chaque poste un plan de succession avec un trentenaire, un joueur autour de 25 ans et un minot de 20 ans.

Le fils d’Henry Tuilagi recruté

En plus des deux membres du staff, Samuel Nouchi est allé chercher à Béziers deux espoirs : Thomas Lepeigneul (troisième ligne) et l’ailier Noa Lassaux. À ce poste, on retrouve aussi Matthieu Piperol. « Lui, c’est mon pari », précise Samuel Nouchi en évoquant le troisième ligne Sione Funaki. Un demi d’ouverture, en l’occurrence Jacob Botica a été recruté ainsi qu’un centre. Pas n’importe lequel, « un démolisseur pour faire le ménage au milieu du terrain », justifie Samuel Nouchi. Henry Tuilagi Jr (1,82 m, 107 kg), fils de l’ancien international samoan et surtout frère de Posolo Tuilagi, international français. Une grande famille de rugbymen et de gaillards. À ces recrues s'ajoutent des cadres toujours là, dont Robbe, Pichard et Darmon, au club depuis 2014. Une seconde ligne pourrait venir clôturer ce mercato estival. Un tiers de cet effectif est professionnel avec une masse salariale qui s’élève à 1,2 million d’euros. Des joueurs qui vont se retrouver ce mercredi 1ᵉʳ juillet pour la reprise de l'entraînement.

Samuel Nouchi reprend aussi la main sur la formation en compagnie de Bernard Mathieu, responsable de la formation. Jean-Baptiste Poulon a été écarté. Des choix qui ne font pas l’unanimité et qui ont aussi entraîné une refonte au sein de la direction. Le comité de direction a été supprimé et remplacé par un comité de pilotage de six membres. En plus, une assemblée d’une quarantaine de personnes se réunira une fois par mois. Des changements pour repartir de l’avant et retrouver une place en playoffs, voire rêver de décrocher les deux tickets pour monter en Nationale 1. « Déjà on veut revoir une équipe qui fait plaisir, impliquée et qui incarne les valeurs du club », table le président en jouant la carte de l’humilité. Une montée au troisième échelon qui ne pourra être que sportive car la FFR a abandonné l’idée d’une fusion entre la N1 et la N2.

"Les gens se garent à Jardiland, on est saturé"

Enfin, les travaux, financés par la ville Nîmes, de la prolongation de la dalle partenaire sur la petite tribune latérale vont bientôt démarrer. La petite tribune est ainsi détruite pour permettre à tous les partenaires d’être réunis en un même endroit. La nouvelle sono sera aussi mise en place. Une réflexion est aussi engagée sur l’avenir du stade Kaufmann. « Ce stade est inférieur aux standards de ce qu’il faudrait au niveau où le club joue, ça ralentit sa progression. Si on était aux Antonins, nous aussi on ferait 5 000 spectateurs de moyenne, on vit une petite injustice », déplore Steeve Calligaro qui cible aussi un manque de parking. "Au-delà de 3 000 spectateurs, les gens se garent à Jardiland, on est saturé", conclut-il en attendant de jouer peut-être aux Antonins voire aux Costières s’il est réhabilité et mutualisé comme l’envisage la municipalité.

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