Guinguette, swing, cuir noir. Trois ambiances et trois lieux pour un samedi d’été comme Estiv’Alès en propose jusqu’au 30 août. Ce samedi soir, la fête commencé dès 17 heures dans le Vieil Alès. L’association du quartier transforme la Grand’Rue et les rues de la République et Jan-Castagno en guinguette.
Un rideau rouge tombe derrière les musiciens, les lumières colorées s’allument à mesure que le jour décline. Les passants longent la scène, s’arrêtent devant les stands du marché nocturne puis poursuivent leur promenade dans les rues du centre historique.
À 20 h 30, il faut grimper jusqu’au fort Vauban. Dans la cour de pierre, toutes les chaises sont occupées. Alors on se met debout contre le mur en cherchant un peu de fraîcheur. Après le jazz manouche de la Tostaki Compagnie vendredi, Pink Turtle présentée par Philippe Couret clôt les deux soirées organisées par Estiv’Alès en partenariat avec Jazzoparc.
Les musiciens apparaissent en noir, blanc et rose surtout. Trombone, trompette, saxophone, guitare, piano, contrebasse et batterie sont de sortie.
Pink Turtle malaxe les grands standards de la pop, du rock et du reggae et les fait basculer vers le jazz et le swing. In the Stone d’Earth, Wind & Fire ouvre la soirée. Lou Reed, les Bee Gees, Bob Marley, les Beatles et Stevie Wonder suivent. Hotel California, Every Breath You Take, Imagine ou We Are the Champions. Born to Be Alive et Smoke on the Water précèdent un dernier Hey Jude, avant le rappel. On file à Alès plage...
À 22 h 30, le rock change de scène. Au milieu d’Alès Plage, le tapis rouge longe le comptoir et coupe la foule en deux. Perfectos, résille, bottes à semelles épaisses, corsets, dentelle noire. Un éclair noir barre le visage d’une mannequin. Les lumières violettes et bleues balaient le podium. Tout près, près de 500 personnes regardent passer le rock et lèvent leur téléphone.
Thomas Schwartz célèbre les dix ans de Thomas Créations par une rétrospective de son univers. Le casting réunit des silhouettes et des générations très différentes. Une enfant en veste de jean précède une femme en perfecto. Les pièces de cuir viennent de Camps, les chaussures de Chausseur by Sofia, les lunettes et accessoires des Opticiens Griselin. Emma, de La Suite by Ema, signe les coiffures, tandis qu’ACS Ink & Beauty by Katia dessine éclairs et masques noirs sur les visages.
Pour la dernière apparition, une mannequin avance dans un corsage de dentelle blanche, une jupe de tulle et un perfecto noir. Thomas Schwartz, chapeau noir et costume sombre, la rejoint puis lui prend la main. Les autres modèles reviennent sur le tapis rouge sous les applaudissements. Insufflée dans les rues du Vieil Alès, la fête s’achève ainsi au bord du Gardon, après avoir traversé toute la ville.