Les pluies abondantes de l'hiver et du printemps ne suffisent plus à compenser les effets des fortes chaleurs. Constatant une dégradation rapide de la situation hydrologique dans plusieurs secteurs du département, le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a décidé de renforcer les mesures de gestion de la ressource en eau.
Après une consultation dématérialisée organisée du 22 au 24 juin, les services de l'État ont relevé une baisse généralisée des débits des cours d'eau depuis le début du mois de juin. Les secteurs les plus fragilisés sont les cours d'eau et affluents situés en amont des bassins versants de la Cèze et des Gardons, où les niveaux continuent de diminuer rapidement.
Cette évolution s'inscrit dans un contexte régional déjà tendu. Les préfets de l'Ardèche, de la Lozère et de l'Aveyron ont, eux aussi, pris des mesures de restriction sur plusieurs bassins versants, notamment ceux de l'Arre, de la Cèze et de l'Ardèche.
Au regard des prévisions météorologiques, qui annoncent encore des températures élevées et peu de précipitations dans les dix prochains jours, le préfet du Gard a décidé de placer les sous-bassins amont de la Cèze et des Gardons en situation d'alerte. Les sous-bassins de l'Arre, de l'Ardèche et de la Cèze aval sont, quant à eux, placés en vigilance.
Des restrictions immédiates
Le passage au niveau d'alerte entraîne plusieurs interdictions destinées à limiter les prélèvements d'eau. Le remplissage des piscines privées, le lavage des véhicules à domicile ainsi que le fonctionnement des fontaines sont désormais interdits.
L'arrosage des jardins d'agrément, des pelouses, des terrains de sport et des potagers est également interdit entre 10 heures et 18 heures, à l'exception des systèmes d'irrigation économes en eau, comme le goutte-à-goutte, utilisés en agriculture.
L'objectif fixé par les autorités est de réduire d'environ un tiers les volumes d'eau prélevés pour les usages non prioritaires.
Une situation susceptible de se dégrader
Le préfet prévient que la situation sera réévaluée dès la semaine prochaine. Si la baisse des débits se poursuit et que les conditions météorologiques restent défavorables, des mesures plus contraignantes pourraient être décidées.
Les services de l'État rappellent également que les maires peuvent, si nécessaire, prendre des arrêtés municipaux renforçant les restrictions d'usage de l'eau, notamment en cas de difficultés d'alimentation en eau potable.
En attendant, particuliers comme professionnels sont invités à respecter strictement les mesures en vigueur et à adopter des gestes économes en eau. Les informations actualisées sur les restrictions sont consultables sur le portail national VigiEau.