Le sénateur gardois Laurent Burgoa vient d'être nommé membre de la commission d’enquête qui vient d’être créée au Sénat à la demande du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER), portant sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et les risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie.
En effet, les difficultés en matière de financements publics, qu'ils proviennent de l'État ou des collectivités territoriales, amènent, depuis quelques années, un grand nombre d'acteurs associatifs ou institutionnels à d’autres ressources, privées. Ces financements alternatifs interviennent dans les sphères éducatives et culturelles (entretien du patrimoine rural, soutien aux festivals de proximité, ouverture d'écoles ou collèges hors contrat en zones rurales, mécénat d'université…) mais manquent de transparence sur l'origine des fonds.
Visées idéologiques ou politiques sont parfois incompatibles avec les missions des structures demandeuses ou les valeurs de la République. En faisant la lumière sur le financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé, la commission d’enquête du Sénat souhaite mettre fin à la grande opacité actuelle et aider les élus locaux et la société civile à connaître la provenance des fonds apportés aux projets et, le cas échéant, leur permettre d'identifier la démarche politique sous-jacente. Elle va auditionner des personnes tenues de répondre à la convocation et de prêter serment, à l'image de la commission d'enquêtes sur le narcotrafic à laquelle appartenait le sénateur Laurent Burgoa ou celle qu’il a présidée en 2025 sur les eaux en bouteille.