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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 22.06.2016 - boris-de-la-cruz - 2 min  - vu 392 fois

AUJARGUES Prison ferme pour avoir foncé sur sa femme en voiture

Photo d'illustration.

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« Il a été capable de me percuter avec son véhicule, je me suis dit que plus rien ne pouvait l’arrêter. J’ai eu peur pour ma vie », témoigne une jeune femme, frêle, qui porte une minerve. Ce 15 juin, elle a frôlé le pire. Celui qui lui a foncé dessus est Béchir, son mari, dont elle est séparée et avec qui elle a vécu en couple pendant cinq ans. Le visage encore marqué, un homme se tient à côté de la jeune femme. C’est lui qui lui a porté secours le 15 juin après avoir entendu des cris dans la rue du village de Aujargues. Il récoltera 21 jours d’ITT, un nez cassé, un œil fermé et un bras en écharpe. On ne connaît pas encore les séquelles définitives de cette intervention pour sauver cette femme qui appelait au secours.

« S’il n’y avait pas eu l’intervention de ce voisin nous ne serions pas devant cette juridiction et ma cliente ne serait plus là, insiste le conseil de la victime. Elle vit un enfer depuis le début du mariage, des violences répétées ».

La présidente Jennifer Jouhier rappelle les antécédents de violences conjugales imputés à Béchir, 33 ans : « Vous êtes mariés depuis cinq ans, et trois mois après le mariage, votre femme recevait des gifles, des insultes. Avant cette affaire, vous étiez déjà mis en cause en mai dernier par votre épouse et vous étiez convoqué le 27 juin ». Béchir lui se dit victime « de la manigance de ses voisins, ils sont tous contre moi ». Il dénonce pour se défendre, le contexte d’insultes racistes, qu’il prétend subir dans le petit village où il vit avec son épouse. Il est en détention provisoire depuis le 15 juin. Depuis le soir où il dit avoir « explosé dans ma tête ».

Il minimise au maximum : « je lui ai juste attrapé le bras ». Le vice procureur Alexandre Rossi, en a « ras-le-bol des individus comme vous qui arguent de leur problème pour justifier les violences ». Il réclame 2 ans de prison dont 9 mois avec sursis. Le tribunal condamne l’époux violent à 18 mois de prison dont 12 mois de sursis mise à l’épreuve et un maintien en détention.

Boris De la Cruz

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