Vingt-quatre heures après le meurtre par balle d'une personne à Alès, quartier Près Saint-Jean, et la blessure d'une seconde, les premiers examens médicaux ont été menés et les premières mesures prises par les parquets de Nîmes et Alès :
"Ce jour, des examens médicaux techniques ont été réalisés sur la victime décédée. Les médecins légistes ont confirmé un décès des suites de tirs par arme à feu et la trace de
plusieurs projectiles ayant atteint le corps de la victime, dont une de dos.
La seconde victime, blessée à la jambe et au torse, et présente sur le lieu du point de deal lors des tirs en direction des jambes notamment, est sortie précipitamment de l’hôpital dans la soirée du 18 janvier. Elle a immédiatement fait l’objet d’un placement en garde à vue au commissariat de police d’Alès dans le cadre d’une enquête connexe pour des investigations délictuelles du chef d’acquisition, offre, cession de stupéfiants.
Sans préjuger de la participation des actuels protagonistes au réseau local permettant le fonctionnement du point de deal, et l’hypothèse d’un décès collatéral à confirmer pour la première victime, la conduite de cette enquête traduit la volonté de ne pas laisser la qualité
de victime de tirs, désormais régulière dans certains quartiers, effacer la responsabilité
potentielle de participation aux faits de trafic de stupéfiants sans lesquels les règlements de
compte n’auraient pas de cause.
La procureure de la République de Nîmes entend se rendre très prochainement en compagnie du procureur de la République d’Alès dans les différents quartiers de cette ville, en proie aux faits criminels de narcotrafic, afin de mieux appréhender les évolutions du narco banditisme sur ces territoires.
Les procureurs de la République de Nîmes et Alès en appellent, au regard des incidences néfastes des communications réalisées sur ces faits hier, à la responsabilité collective afin que des informations substantielles au bon déroulé de l’enquête et à la sécurité des services publics (hôpital et police) ne soient pas mises en péril par des propos publics mal maitrisés ou hasardeux."