Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 19.04.2024 - B.DLC - 2 min  - vu 1536 fois

GARD Bébé de trois mois secoué : l'assistante maternelle reste en détention

Mise en examen et écrouée depuis le début du mois d'avril, son contrôle judiciaire a été refusé par le cour d'appel de Nîmes ce vendredi. La "nounou" reste donc en détention provisoire. 

Les parents de cet enfant de 3 mois avaient constaté un changement radical de comportement de leur bébé.  "Une grande somnolence, une attitude léthargique et des vomissements répétés et inhabituels", selon des indications recueillies, mercredi matin, lors de l'audience de la chambre de l'instruction de Nîmes. Rapidement l'enquête des gendarmes va s'intéresser à une jeune femme, âgée de 24 ans, qui était la "nounou" depuis trois semaines de ce nourrisson. 

Une jeune mère de famille qui a été interpellée fin mars 2024 et mis en examen début avril pour des faits criminels de : "violence sur un mineur de moins de 15 ans, suivie d'une mutilation ou d'une infirmité permanente". Elle avait été placée en détention provisoire, elle demandait donc cette semaine à la cour d'appel de réformer cette décision et de la placer sous contrôle judiciaire afin de quitter la région et de rejoindre sa mère et ses enfants dans l'est de la France. 

"Une jeune femme qui n'a aucun antécédent judiciaire. Elle avait l'agrément d'assistante maternelle et elle a été dépassée par la détresse de cet enfant dont elle n'arrivait pas à calmer les pleurs incessants", souligne son avocat Maître Florian Médico. "Elle explique tout devant les services d'enquête, elle ne minimise rien et n'essaie pas de cacher quelque chose", poursuit le pénaliste montpellierain. 

Les faits ont été signalés fin mars dernier par des parents qui ont emmené leur enfant en consultation. Un pédiatre a confirmé le syndrome du bébé secoué, puis les investations ont mené vers cette nounou. Une assistante maternelle qui a rapidement avoué à son compagnon :  " j'ai fait la conne, j'ai secoué le bébé". Elle aurait secoué l'enfant à deux reprises en une semaine selon ses explications devant les enquêteurs. 

Le bébé secoué n'est plus en danger vital, mais on ne connaît pas pour l'instant les éventuelles séquelles à long terme. La substitut général a refusé d'entendre parler d'un élargissement de la mise en cause : " des faits très graves commis sur un bébé de trois mois "... Les réquisitions ont été entendues par la cour d'appel présidée par Christophe Teissier. La Justice a décidé, ce vendredi, de maintenir l'assistante maternelle en détention provisoire. 

B.DLC

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