Chaque été, l’installation de campements, plus ou moins illicites, est un vrai marronnier dans notre département. L’an dernier : onze demandes de stationnement de grands passages ont été adressées à la préfecture, totalisant plus de 1 000 caravanes. Sauf qu’en l’absence d’équipements dédiés, ces groupes s’installent illicitement sur des terrains… Ce qui génère souvent des situations de tension avec les administrés et les pouvoirs publics. L’an dernier, la préfecture et le Conseil départemental, en coordination avec les intercommunalités – compétentes en la matière – ont planché sur le nouveau schéma 2026-2032.
Cet « outil de planification » de 120 pages est imposé par la loi Besson du 5 juillet 2000. S’étalant sur six ans, il prévoit donc la création d’aires permanentes d’accueil, pour les séjours longs ou simples passages, notamment ceux de la communauté évangélique. La loi ne prévoyant pas de sanction, les élus ne se bousculent pas vraiment pour respecter le schéma (relire ici). Toutefois, dans une perspective d’amélioration, le document 2026-2032 prévoit la création d’un poste de médiateur. Sa création sera soumise, ce lundi, au conseil communautaire de Nîmes métropole. Sa mission consistera, entre autres, à établir un planning de ces grands passages, accompagner les élus, rechercher du foncier disponible ou encore gérer les conflits liés à l’installation de voyageurs.
Le refus de la Petite Camargue
Le coût de ce poste a été chiffré à 60 000 € par an, financé à 50 % par les intercommunalités (Alès Agglo, Bagnols, Beaucaire, Grand Avignon…) et 50 % en fonction du poids de la population. Charge au centre de gestion de recruter un agent contractuel (de catégorie A à temps complet) qui sera placé sous l’autorité du préfet. Son contrat pourra courir jusqu’à 36 mois, renouvelable une fois. Pour Nîmes métropole, cela représente 14 506 € en 2026. À noter qu’une seule communauté de communes a refusé de participer : la Petite Camargue. C’est donc l’État qui prendra en charge sa quote-part à hauteur de 4 235 €. De quoi annoncer la couleur… Le plus dur finalement, pour les médiateurs, sera de convaincre les élus de répondre à leurs obligations légales.