Ils avaient décidé de ne pas s'arrêter lorsqu'ils ont croisé les gendarmes de l'Ardèche. En octobre dernier ces gardois, du secteur d'Alès, sont partis pour un raid nocturne de cambriolages de commerces dans des villages. Après plusieurs faits et alors qu'ils sortaient d'un bar tabac, les malfaiteurs qui étaient munis d'armes et avaient les visages dissimulés par des cagoules ont croisé les gendarmes. Les individus ont pris la fuite avec un véhicule volé et après de nombreux kilomètres ils ont perdu le contrôle de l'automobile en s'encastrant dans un mur. Les quatre complices ont essayé de fuir en courant mais ils ont été interpellés et ensuite placés en détention provisoire dans ce dossier de "vol aggravé par trois circonstances" dont les armes.
Un des hommes, le conducteur du véhicule suspect, demandait la semaine dernière sa remise en liberté en évoquant par la voix de son avocat maître Hugo Ferri des problèmes de santé. "Il risque la paralysie, il a des problèmes médicaux importants et il n'a aucune réponse depuis 4 mois", indique le pénaliste nîmois.
Le mis en cause, âgé de 32 ans, "a un casier judiciaire bien fourni, et il n'y a aucun élément dans le dossier sur sa santé", indique l'avocat général qui refuse un éventuel élargissement.
La décision de la chambre de l'instruction de Nîmes a été mise en délibéré en attendant notamment les résultats de l'expertise médicale réclamée par la cour d'appel.