Publié il y a 59 min - Mise à jour le 31.07.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 1387 fois

GARD Tee-shirt polémique : les auteurs refusent la décision du Procureur

Le tee-shirt polémique porté lors d'une fête de village.

Ce matin un communiqué du parquet de Nîmes indiquait que les porteurs du tee-shirt polémique passeraient dans quelques mois devant le délégué du Procureur pour une mesure d'alternative aux poursuites et le paiement d'une somme à une association. Les auteurs refusent cette décision et veulent être jugés par un tribunal...

Ce vendredi matin un communiqué du parquet de Nîmes indiquait que les porteurs du tee-shirt polémique (voir photo) allaient bénéficier d'une alternative aux poursuites en passant devant le délégué du procureur en octobre prochain. Cette alternative aux poursuites est dénoncée ce vendredi par l'avocat de trois des jeunes mis en cause. 

 " Une alternative aux poursuites dont le principe est le versement au profit d'une association, agréée et ayant conventionné avec le parquet, en lieu et place du paiement d'une amende. Le parquet a souhaité que l'association bénéficiaire de cette contribution soit une association dont l'objet est la défense du droit des femmes", annonce par communiqué Nathalie Welte, procureure adjointe du tribunal de Nîmes. 

Sauf que cet après-midi plusieurs jeunes porteurs du tee-shirt dénoncent cette alternative aux poursuites. "Pour eux il s'agit d'une mauvaise blague, d'une bouffonnerie dans le cadre d'une fête votive. Ils refusent la moindre sanction. Il s'agit de gamins respectueux qui allaient tout simplement dans une fête ", affirme Maître Rémy Nougier qui représente trois jeunes mis en cause. " Il serait bien de connaître l'avis des humoristes qui parfois vont bien plus loin dans leurs propos et ne sont pas inquiétés par la Justice. Je m'interroge car demain sera-t-il possible d'écouter des chansons paillardes ou un sketch de Bigard", poursuit le pénaliste gardois. Il confirme que ses clients refusent l'alternative aux poursuites décidée par le parquet.

" De plus ils apprennent par la presse et un communiqué à la presse du procureur qu'ils sont condamnés à payer à une association alors qu'ils sont convoqués ce vendredi soir à la gendarmerie pour connaître officiellement les suites judiciaires", dénonce Me Nougier. "Ils sont dépassés par l'ampleur de cette histoire, par l'ampleur des poursuites judiciaires décidées et ils préfèrent être jugés devant un tribunal pour démontrer qu'ils sont respectueux de la gent feminine. Accepter l'alternative ça revient à reconnaître sa culpabililité alors qu'ils ne veulent pas négocier leurs innocences", complète Maître Nougier (voir photo ci-dessous). 

Pour rappel le conflit porte sur des inscriptions affichées sur des tee-shirt. Samedi 25 juillet 2026, la procureure de la République de Nîmes saisissait la commandante de la compagnie de gendarmerie de Vauvert aux fins d'enquête sur le port, à l'occasion de fêtes votives dans un village du Gard, en l'occurence Gallician (Vauvert) de tee-shirts floqués des termes suivants : "Une femme c'est un peu comme une prise jack, si tu l'enfonces correctement t'as le son qui va avec".

L'enquête était diligentée du chef d'injures publiques en raison du sexe, infraction prévue et réprimée par la loi sur la presse de 1881 faisant encourir une peine de 1 an d'emprisonnement et 45000 euros d'amende. Rapidement identifiés et entendus par les gendarmes, les quatre auteurs ont reconnu les faits.

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