Samedi 25 juillet 2026, la procureure de la République de Nîmes saisissait la commandante de la compagnie de gendarmerie de Vauvert aux fins d'enquête sur le port, à l'occasion de fêtes votives dans un village du Gard, en l'occurence Gallician (Vauvert) de tee-shirts floqués des termes suivants : "Une femme c'est un peu comme une prise jack, si tu l'enfonces correctement t'as le son qui va avec".
L'enquête était diligentée du chef d'injures publiques en raison du sexe, infraction prévue et réprimée par la loi sur la presse de 1881 faisant encourir une peine de 1 an d'emprisonnement et 45000 euros d'amende. Rapidement identifiés et entendus par les gendarmes, les quatre auteurs ont reconnu les faits.
"Ils sont convoqués en octobre devant le délégué du procureur pour une mesure de contribution citoyenne, mesure alternative aux poursuites dont le principe est le versement au profit d'une association, agréée et ayant conventionné avec le parquet, en lieu et place du paiement d'une amende. Le parquet a souhaité que l'association bénéficiaire de cette contribution soit une association dont l'objet est la défense du droit des femmes", annonce Nathalie Welte, procureure adjointe du tribunal de Nîmes.
"Un simple rappel à la loi aurait largement suffi"
À la suite de cette condamnation, Nicolas Meizonnet, maire de Vauvert, a souhaité réagir : "Cela prend une ampleur disproportionnée avec la volonté de la part de certains d'instrumentaliser cette affaire et d’en profiter pour stigmatiser quelques jeunes festaïres qui n'avaient pas probablement voulu faire autre chose qu'une blague de vestiaire. La sanction qui semble se profiler me semble exagérée, je pense qu'un simple rappel à la loi aurait largement suffi. Derrière ça, il y a quand même une volonté de stigmatiser une jeunesse qui en réalité ne pose pas de problème et fait la fête de manière plutôt tranquille. On a voulu en faire un symbole, c’est la France rurale et ses traditions qui sont visées."