Publié il y a 1 h - Mise à jour le 30.07.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 241 fois

GARD/DROME Appel à témoin pour l'enlèvement d'une fillette : une maman condamnée

Photo B.DLC/ Maître Alexandre Barakat défend une mère de famille qui a "enlevé" sa fillette qu'elle croyait en danger. 

Une mère de famille et sa soeur ont été jugées en début de semaine au tribunal correctionnel de Nîmes pour une affaire d'enlèvement d'enfant...

Au départ l'inquiétude était grande et les recherches de la Gendarmerie importantes. Un appel à témoins a même été diffusé sur les réseaux sociaux par les autorités et avec l'aval du parquet. Une affaire qui n'a pas été prise à la légère et pour cause il s'agissait de retrouver une fillette de 8 ans, placée dans une structure par un juge pour les enfants. 

Ce 22 juillet c'est un association de la Drôme qui a en charge l'enfant qui alerte les autorités. La fillette n'est pas été ramenée par la mère comme il était prévu, la maman comme sa fille sont introuvables. Les gendarmes multiplient les recherches, les perquisitions dans des lieux où elles pourraient être, un juge des libertés donne même l'autorisation de perquisitionner la nuit. Mais pendant près de trois jours, jusqu'au 26 juillet les recherches sont infructueuses. La maman et la fille sont finalement retrouvées et elles vont bien. 

Lundi dernier en comparution immédiate deux femmes sont à la barre du tribunal correctionnel pour soustraction d'enfant par ascendant et complicité pour la tante de la fillette qui a aidé sa soeur à cacher la petite fille. La mère de famille en pleurs indique: "j'avais peur pour nous deux", "mais j'aurais du la ramener".

La prévenue raconte sa vie, la souffrance d'être éloignée de sa fille et la rupture de soins dans son traitement concernant la schizophrénie. Elle raconte aussi ses cures pour soigner ses addictions à l'alcool et la cocaïne. Elle n'a jamais voulu faire de mal à sa fille dit-elle au contraire elle a voulu la protéger.

"On est parti et c'est normal de quelque chose de grave et on accouche d'une souris", souligne le procureur qui estime qu'il s'agit "de deux jeunes femmes précaires qui évoluent dans un milieu social difficile". 

"Il s'agit de deux femmes fragiles, avec une mère qui a essayé avec ses moyens à elle de protéger sa fillette. Sa soeur l'a aidée", poursuit Maître Alexandre Barakat (voir photo) pour les deux prévenues. Deux femmes qui écopent de simples peines d'amende avec sursis. 

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