Publié il y a 1 h - Mise à jour le 30.07.2026 - Propos recueillis par Coralie Mollaret - 4 min  - vu 607 fois

FAIT DU SOIR À Nîmes, que deviennent les anciens élus de Jean-Paul Fournier ?

La majorité du Conseil municipal de Nîmes 2020-2026

La majorité du Conseil municipal de Nîmes 2020-2026

- Anthony Maurin

S’ils ne sont plus dans les arcanes du pouvoir nîmois, les anciens élus de la municipalité Fournier n’en demeurent pas moins attentifs aux décisions de la municipalité. 

La très dynamique Claude de Girardi. Ancienne adjointe déléguée à la mobilité et à la rénovation urbaine, Claude de Girardi est restée 25 ans aux côtés de JeanPaul Fournier. Elle ne figurait pas sur la liste du candidat Franck Proust. Si elle n’est plus dans les arcanes de la politique nîmoise, la Nîmoise reste très engagée au sein de la cité. D’abord comme présidente de la commission DALO du Gard (Droit au logement opposable) pour l’attribution des logements sociaux ou d’urgence. « C’est d’ailleurs dans cette instance que j’ai rencontré la nouvelle élue de l’Agglo au logement, Sonia Benkirat », commente-t-elle. Claude de Girardi est également membre du comité technique accessibilité de la SNCF, « au titre d’une association de retraités. » Son engagement se poursuit : « L’idée est de conserver du lien social, des échanges intelligents à l’extérieur et de me rendre utile ». À 72 ans, l’ancienne adjointe reste « très attentive » à ce qu’il se passe au sein de la nouvelle équipe municipale : « La plupart des élus considèrent qu’ils ne trouvent pas une maison en mauvais état. C’est appréciable (…) C’est le début du mandat, pour l’heure les premières mesures sont assez cosmétiques. »

Frédéric Pastor profite de sa retraite. En vacances dans le Var, l’ancien adjoint aux festivités profite de sa retraite d’élu ainsi que de celle de surveillant de prison. Père de trois filles de 30, 26 et 19 ans, ses journées oscillent entre repos, bricolage et un peu de cuisine. « Je fais des choses que je n’avais pas eu le temps de faire… », souligne celui qui avait, en fin de mandat, hérité de plusieurs dossiers à gérer. D’ailleurs, le sexagénaire le confie : « Je suis sorti lessivé du mandat. » En contact avec d’anciens élus, comme Bernard Angelras ou Dominique Lacambra, il appelle aussi Jean-Paul Fournier régulièrement : « On parle ballon, vélo et taureau… » Si la politique semble bien derrière, les amitiés nouées au fil des années, elles, sont restées intactes.

Dolorès-Orlay Mourreau piquée par le « virus de la politique ». L’ancienne adjointe à la Santé a été, en 2020, l’un des nouveaux visages de la municipalité de Jean-Paul Fournier. Mise en lumière durant la crise sanitaire, elle s’est ensuite fait remarquer en apportant son soutien au premier adjoint Julien Plantier, candidat aux dernières élections municipales. Directrice d’un pôle médico-social à Alès, Bagnols et Nîmes, Dolorès-Orlay Mourreau a toujours exercé une activité professionnelle. Aujourd’hui, elle consacre son temps libre à ses proches. Pour autant, elle continue de suivre avec attention l’actualité municipale, notamment « la création du contrat local de santé mentale, un dossier sur lequel nous avions déjà travaillé ». La Nîmoise est restée en contact avec plusieurs anciens élus de la majorité, parmi lesquels Halim Belhaj, Pascale Venturini et Xavier Douais. Un retour en politique est-il envisageable ? « J’en sais rien… », répond-elle avec franchise, avant d’ajouter : « Le virus m’a touchée. Je ne peux pas dire complètement non, ni complètement oui. » Wait and see. 

Halim Belhaj derrière Dominique de Villepin. Il y en a un autre qui a été touché par le virus de la politique et qui n’est pas près de s’en défaire. Référent du Cercle humaniste Nîmes République, le Nîmois Halim Belhaj a rencontré, la semaine dernière, Dominique de Villepin, lors du meeting de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac. « Dominique de Villepin n’a pas encore déclaré sa candidature, mais je souhaite qu’il se présente à l’élection présidentielle. Je suis particulièrement sensible à son discours sur la guerre, sur la situation internationale… », explique-t-il. Et la politique nîmoise ? « Pour l’instant, l’équipe se met en place. Je n’ai pas l’impression que les grandes décisions ont été prises », commente-t-il. Sur le sport ? « Je suis resté en bons termes avec le directeur. Le nouvel adjoint aux Sports, Bruno Ferrier, est quelqu’un que j’apprécie. Mon engagement auprès de Jean-Paul Fournier aura été une belle expérience. » Enfin, Halim Belhaj a-t-il envie de se réengager dans la politique locale ? « Si Dominique de Villepin est président, il y a de fortes chances… Sinon, on verra. »

Daniel-Jean Valade, un narrateur dans la ville. « Je lis, j’écris, je marche… Et je cultive mon jardin secret », confie celui qui a déjà trouvé le titre de son prochain livre. Fidèle de Jean-Paul Fournier durant son règne, l’édile avait laissé la délégation à la culture à Sophie Roulle en 2020 avant de la récupérer lorsque celle-ci a soutenu Julien Plantier aux municipales (et non Franck Proust, NDLR). Alors, « dans l’esprit de Joe Bousquet », l’œil du narrateur Valade a changé. Loin de rester reclus dans sa chambre, le Nîmois tient « ses neurones au frais » en participant aux rendez-vous culturels de la ville, de la commémoration de l’abolition de l’esclavage à la lecture de la lettre de Jean Jaurès, le 31 juillet, au Carré d’Art. « Citoyen attentif » aux décisions de la nouvelle majorité de gauche, il observe avec bienveillance l’action de Nicolas Cadène, « dont je suis le parrain à l’Académie de Nîmes ».

Chantal May, entre repos et incertitudes. « Je me repose parce que j’ai beaucoup travaillé pendant six ans. C’est un peu dur de tout quitter… L’été aide beaucoup, il incite au repos », commente l’ancienne adjointe de Jean-Paul Fournier chargée du cadre de vie et de l’environnement. Chantal May l’avoue : « Je suis un peu dans le flou… Je ne sais pas encore ce que je vais faire en septembre. » Pendant son mandat, l’animatrice sportive avait gardé un cours de sport, le lundi après-midi : de la marche nordique. La Nîmoise a aussi conservé la présidence du club de gym Symbiogym et du comité départemental de gymnastique volontaire. De temps en temps, « je donne un coup de main à mon mari, qui est apiculteur. » L’ancienne élue reste aussi « très attentive » aux actions de la nouvelle majorité : « J’ai rencontré en mairie Agnès Charaix-Py et Dominique Andrieu. Je m’étais proposée si elles avaient des questions. » De manière plus générale, « je suis un peu surprise » que le nouvel exécutif « demande l’avis aux gens pour tout et n’importe quoi… Avoir des réunions, c’est bien, mais les sujets sont toujours les mêmes. Il faut surtout trouver des solutions. »

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Coralie Mollaret

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