Publié il y a 1 an - Mise à jour le 21.06.2023 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 25456 fois

NÎMES Un bébé alcoolisé dans une crèche, les parents déposent plainte

Une plainte contre X a été déposée ces derniers jours auprès d'un juge d'instruction de Nîmes. L'enquête initiale supervisée par le parquet de Nîmes n'avait pas permis de déterminer comment cet enfant avait ingurgité de l'alcool. De nouvelles expertises vont être diligentées...

"Les parents sont en quête de vérité et c'est bien normal. Ils veulent savoir comment leur bébé a pu ingurgiter de l'alcool, souligne maître Hugo Ferri (voir photo) pour les parents de la petite victime. Ils veulent protéger leur enfant et faire taire les rumeurs", poursuit le pénaliste nîmois. "Il y a incontestablement eu des négligences et un défaut manifeste de sécurité. S'il n'y a pas une responsabilité individuelle, il peut y avoir la responsabilité d'une personne morale", ajoute Me Ferri. La plainte déposée dans les mains du doyen des juges d'instruction est contre X.

Pour comprendre les arguments de l'avocat, il faut se replonger aux faits survenus en mars 2022. Ce matin du 22 mars, les parents d'un bébé de 2 ans et 3 mois emmènent et déposent leur enfant à la crèche. Il est 8h20. Un enfant dont l'attitude n'inquiète pas pendant des heures, mais qui va avoir des problèmes de santé évidents. Tellement évidents que les secours sont sollicités et les parents appelés par la crèche à 12h13, soit quatre heures après son arrivée. Hospitalisé plus de 12h au service des urgences pédiatriques, la réalité va rapidement apparaître : l'enfant est sous l'emprise d'alcool ! 

Reste à savoir comment il pouvait être alcoolisé ? Un médicament ? Impossible selon la première expertise car le taux d'alcool de cet enfant est trop haut. Il a été évoqué également une seconde hypothèse de travail : le syndrome de fermentation intestinale, avec des sucres de l’alimentation qui sont convertis en alcool par des levures résidant dans le tube digestif. Là aussi cette thèse est abandonnée. Un second test prouve que l'enfant a 0,3 g d’alcool dans le sang et seule une absortion d'alcool est possible. 

L'enquête du parquet de Nîmes n'a pas permis d'apporter des réponses sur des responsabilités éventuelles. Un juge d'instruction sera dorénavant chargé de faire la lumière sur cette énigmatique affaire...

Boris De la Cruz

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