Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 06.04.2024 - C. Graizzaro - 3 min  - vu 821 fois

ARAMON Le Grand Café devient le 59/62

Le 59-62 remplace le Grand café sur le boulevard Gambetta à Aramon.

- C. Graizzaro

Le Grand café, sur le boulevard Gambetta à Aramon, laisse place depuis le 2 avril au 59/62. Au menu, des spécialités belges et du Nord qui viennent compléter la carte brasserie du midi.

Dès l’annonce de son ouverture, le 59/62, nouveau nom de l’ancien Grand café depuis son changement de propriétaire, était très attendu. Nombreux sont ceux qui, revendiquant des origines belges ou du Nord de la France, ont exprimé notamment sur les réseaux sociaux leur hâte et leur engouement face à la nouvelle. Et pour cause : en plus d’une carte brasserie plus traditionnelle le midi, l’enseigne propose désormais en snacking à emporter (comprenez, sans assiette en dehors de l’offre brasserie le midi, puisqu’il sera tout de même possible de manger sur place) aux accents belges « une fois ».

Fricadelles, Poulycrocs (des filets de poulets panés aux pétales de maïs soufflé, un classique de friterie belge) ou encore filet américain, une sorte de bœuf haché cru préparé avec une sauce dont seuls nos voisins du nord ont le secret… Sans oublier bien sûr les frites cuites en deux cuissons à la graisse de bœuf, on se croirait presque dans une baraque à frites sortie tout droit d’un film de Dany Boon. Même l’immense drapeau flamand accroché au-dessus du bar rempli de « spéciales » (de bières belges donc) ne laisse aucune place à la confusion.

Les commandes s'enchaînent pour Marjorie et Cécile. • C. Graizzaro

« Je suis débordée » explique Marjorie, un panier de frites dans une main, un sandwich au filet américain dans l’autre. « On a vraiment de bons retours, on me dit même que je mets trop de quantité de frites ! Mais nous les belges on est comme ça ». « Les gens sont ravis, renchérit Cécile, la cuisinière, qui exerçait déjà quand l’établissement s’appelait encore le Grand Café. Je pense que l’ouverture était très attendue ».

Avec une quarantaine de couverts par jours, c’est pour Marjorie et son équipe, un vrai succès. « Nos fournisseurs nous disent que nos commandes sont plus importantes que celles de l’ancien propriétaire, ça veut dire que ça marche bien ! On va chercher nos légumes et notre pain tous les matins dans les commerces du village. Les frites viennent fraîches, surgelées, directement de Belgique… Tout est frais ! »

Pour faire une vraie frite belge, il faut deux bacs. Un premier bac pour cuire la frite une première fois, une étagère sur laquelle la laisser refroidir, et un deuxième bac plus chaud pour la rendre coustillante et fondante à la fois. Le tout au "blanc de boeuf", bien évidemment. • C. Graizzaro

« C’est super bon, franchement, la viande est succulente, les frites sont à tomber par terre. Et je suis Chtie, je viens d’à côté de Lens, alors les frites… Je me suis régalée et j’inviterai mes amis la prochaine fois », commente Isabelle, une cliente. Un avis plutôt partagé par les clients si on en croit les différents commentaires publiés sur Facebook dans les groupes d’Aramonais. D’autres sont un peu moins convaincus : « On sent bien la graisse de bœuf dans les frites oui ! Mais pour la viande, ça reste du snacking classique. »

La viande, parlons-en. Marjorie a fait le choix de ne servir que du halal. « Pourtant je ne suis pas musulmane, mais je me suis renseignée et j’ai pris des cours : un bête qui saigne beaucoup donne de la bonne viande. Et le halal est réputé pour cela, en plus c’est meilleur en goût et ça a une meilleure conservation. C’est un choix personnel, mais qui est aussi adapté à la population. » Un choix qui, pour certains pourait être qualifié d’osé, mais qui est pleinement assumé par la propriétaire. « C’est bien indiqué sur la carte, et je n’ai pas eu de retour négatif des clients. Je pense que si ça les dérangeait, ils me l’auraient dit ! »

Un sandwich-kebab frites à emporter s'il vous-plaît! • C. Graizzaro

Le restaurant continue tout de même son offre de brasserie le midi « pour ne pas trop perturber les clients », tout en ajoutant une touche personnelle. « J’ai rajouté des brochettes d’agneau, de poulet… J’ai complété la carte en fonction des demandes des clients. On n’a pas la même clientèle le midi et le soir, certains aiment quand même bien manger dans une assiette. On compte bien faire des soirées à thème aussi, et tous les vendredis, ça sera spécial moules-frites! ». Si ça ne fait que quelques jours que le 59/62 est ouvert, Marjorie, elle, en est convaincue : « C’est une grande nouveauté, on propose ce qu’il manquait sur Aramon, notamment sur le côté pratique : quand on n’a pas le temps de cuisiner, hop une petite frite ! »

C. Graizzaro

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