Publié il y a 17 h - Mise à jour le 04.01.2026 - Norman Jardin - 2 min  - vu 386 fois

NÎMES Les Vénézuéliens partagés entre espoir et inquiétude

Les Vénézuéliens de Nîmes sont partagés sur la situation dans leur pays.

- Photo : Norman Jardin.

Ce dimanche, une quinzaine de ressortissants vénézuéliens s'est retrouvée sur l’Esplanade à Nîmes pour évoquer la situation dans leur pays, au lendemain de l’intervention américaine.    

Ce 3 janvier, les États-Unis d’Amérique ont mené une opération militaire et ils ont capturé Nicolás Maduro, le président de la République bolivarienne du Venezuela. Au lendemain, de cet événement qui fait la Une des journaux, la petite communauté vénézuélienne de Nîmes s’est réunie ce dimanche, pour évoquer la situation dans leur pays.

« Nous ne sommes pas là pour fêter quoi que ce soit »

« Nous ne sommes pas là pour fêter quoi que ce soit. Il n’y a rien à fêter. On est contents pour notre pays mais nous restons préoccupés », explique Aléna. La jeune femme, originaire de l'État du Delta Amacuro, situé au Nord-est du Venezuela, a quitté son pays il y a cinq ans. « Mon père a été tué par quelqu’un qui voulait lui voler sa moto et c’est ce qui m’a décidé à partir », souligne la Vénézuélienne, amoureuse de la langue de Molière.

« Je crains de partir car je ne sais pas ce qui m'attend là-bas »

Elle ne parle pas d’ingérence en parlant de la décision de Donald Trump : « On veut juste du changement. Je ne sais pas si Trump fera des choses bonnes pour le Venezuela. » Il y a beaucoup d’incertitudes face à une situation nouvelle pour ce pays d’Amérique du Sud, mais la peur est toujours présente : « Je crains de partir car je ne sais pas ce qui m'attend là-bas. Il faut faire attention à ce que l’on dit sur les réseaux sociaux. Quand on mangeait des pâtes, on était contents parce qu'il y a des gens qui ne mangent pas à leur faim. Il n’y a pas la liberté d’expression. Pour moi, avec le Venezuela, c’est comme si j’étais divorcée en étant encore amoureuse », abonde Alena.

« Il ne faut pas perdre l’espoir »

Ils sont une quinzaine à se retrouver ce dimanche pour parler du pays, mais aussi faire de nouvelles connaissances et se souhaiter la bonne année. Brandon, un jeune homme âgé de 20 ans, est dans l'Hexagone depuis trois mois et il fait des progrès rapides en français, ce qui lui permet d’exprimer son opinion sur son pays : « Je suis venu en raison de la persécution politique. J’ai un sentiment partagé car d’un côté je suis très heureux et d’un autre côté le Venezuela n’est pas encore libre mais il ne faut pas perdre l’espoir. »

« Je suis partie en raison des agressions que je subissais car j’étais une opposante au régime »

C’est par l’intermédiaire des médias et des réseaux sociaux que les Vénézuéliens s’informent sur les évènements en cours dans leur pays. Pour Scarteh, le temps de la liberté n’est pas encore venu : « Je suis partie, il y a quatre ans, en raison des agressions physiques que je subissais car j’étais une opposante au régime. On n’est pas encore en liberté parce que les partisans de Maduro sont encore là. C’est dangereux, et il faut maintenant enlever tout son comité et son équipe. Ça me va très bien, que les Américains ont enlevé Madura. Mais on n’est pas encore libres. »

Les Vénézuéliens du Gard ont laissé des amis et des membres de leur famille dans leur pays et ils savent qu’il faudra encore du temps avant de crier victoire et de faire la fête, enfin.

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