Gard
Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 07.10.2022 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 306 fois

EXPRESSO Le Gard, terre de mission pour le frontiste Louis Aliot

Louis Aliot lors de sa dernière venue dans le Gard (Photo : droits réservés)

Candidat à la présidence du RN, le maire de Perpignan fait étape dans le Gard, ce dimanche. Un département où l’intégralité des députés se sont prononcés en faveur de son rival, Jordan Bardella. 

Dans l’ancienne région Languedoc-Roussillon, « le Gard est le seul département où les députés soutiennent tous Bardella. Dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault, la plupart des parlementaires sont derrière Aliot », fait remarquer un cadre du Rassemblement national gardois. Cette "Bardellamania", même la nouvelle députée de la 3e circonscription, Pascale Bordes, « Catalane, comme Louis Aliot », en est victime : « J’ai beaucoup de tendresse pour lui, on se voit souvent à Perpignan. Mais Jordan a bien tenu le parti lors de la Présidentielle quand beaucoup partaient chez Zemmour. C’est normal de le remercier. »

Pour expliquer ce désamour, d'autres invitent à remonter le temps et s'arrêter aux élections régionales 2021. À l’époque, le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, est en pleine ascension. Réélu dès le premier tour aux Municipales, le conseiller régional sortant vise la tête de liste pour le scrutin. Or, Louis Aliot adoube le député européen et ancien membre de la Droite républicaine Jean-Paul Garraud. Forcément, ça peut laisser quelques traces... D'autant que, du haut de ses 27 ans, Jordan Bardella, a pris soin de cajoler le maire et ses soutiens. S'il est confirmé à son poste en novembre, il a promis à Julien Sanchez le poste de vice-président chargé des élus.

« Au-delà de ce passif, Jordan Bardella ou Louis Aliot défendent la même ligne. Il n’y a que l’incarnation qui change », poursuit notre source. À 53 ans, cet "historique" du Front national, aujourd’hui RN, a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen avant d’être directeur de sa campagne pour la Présidentielle de 2002. Maire de la plus grande ville tenue par l'extrême-Droite, le Perpignanais a récemment créé la polémique en voulant baptiser une esplanade du nom de Pierre Sergent, l'un des fondateurs de l'OAS (Organisation de l'armée secrète), un groupe terroriste pro-Algérie française. Alors ce dimanche à 18 heures au restaurant W à Nîmes, Louis Aliot devra tenter de convaincre. Certainement plus les militants que les élus...

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com

Coralie Mollaret

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