Sans cet appel, l'histoire aurait été drastiquement différente. Et cet article n'aurait probablement pas été écrit dans la même langue. Cet appel, c'est celui du général de Gaulle, le 18 juin 1940, qui a appelé les Français à faire face et se dresser face aux Allemands, alors pleinement installés sur le sol de l'Hexagone et tout proches de sortir pleinement victorieux de la Seconde Guerre mondiale. Les quelques lignes écrites par le général de Gaulle et diffusées sur les ondes de la radio anglaise BBC il y a 86 ans jour pour jour ont changé la donne, ravivé le moral des troupes et permis à la France de finalement renverser la situation. Partout en France, notamment à Nîmes, Alès, Lunel et Saint-Hilaire-de-Brethmas, l'appel a été lu, son importance rappelée et un hommage a été rendu à ceux qui sont morts pour la France.
À Nîmes
Il y a des dates que l'on ne range pas simplement dans les livres d'histoire. Elles persistent, reviennent chaque année. Ce jeudi 18 juin, à 11 heures, Nîmes a rendu hommage à l'appel lancé par le général de Gaulle depuis Londres, en 1940, alors que la France venait de connaître la défaite militaire et que l'armistice se dessinait.
À l'invitation de Vincent Bouget, maire de Nîmes, la cérémonie s'est tenue au monument aux morts des martyrs de la Résistance et de la Déportation, avenue Jean-Jaurès. Un lieu qui, dans la ville, est tout sauf anecdotique. Il rappelle les femmes et les hommes, tombés pour avoir refusé l'occupation. En présence notamment de Christian Bastid, conseiller municipal délégué à la Mémoire, aux Anciens combattants et à la Culture de paix, élus, représentants du monde combattant, porte-drapeaux et Nîmois se sont réunis pour ce rendez-vous républicain.
À Alès
Ce matin, dès 9h, en parallèle du festif et traditionnel tournoi de pétanque de la place de l'Hôtel de Ville d'Alès, l'ambiance était bien plus solennelle à quelques mètres, aux Jardins du Bosquet. Le soleil illuminant la cérémonie rappelait alors la lumière apportée par le général de Gaulle il y a 86 ans pour une France qui "refusait de mourir", une France qui "était plus qu'une voix dans la nuit", rappelle le sous-préfet Émile Soumbo, porte-voix d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.
Pour Christophe Rivenq, maire de la capitale des Cévennes, cet appel transforme une "intuition" en "certitude" : "Rien de lui permet d'espérer qu'il sera suivi. Et pourtant, une conscience fait sécession." L'élu conclut son discours avec un message intemporel : "Rien n'oblige à consentir à l'inacceptable."
À Lunel
C'est sur les coups de 18h au parc Jean-Hugo, que de nombreux élus et personnalités lunelloises ont choisi de rendre hommage au général de Gaulle, et à son acte courageux : ne pas capituler devant l'ennemi et résister. Cette tradition républicaine, mais aussi un hommage à tous les résistants et les forces qui se sont battues, a commencé par la levée des drapeaux, en compagnie du conseil municipal des jeunes, accompagné par Souad Gimenez, conseillère municipale déléguée à la jeunesse.
S'en sont suivis différents discours, dont celui de Pascal Chabert, président des anciens combattants : "Le 18 juin 1940, la déroute est totale. 8 millions de réfugiés errent sur les routes de l'exode. L'ennemi est entré dans Paris. Devenue le symbole de la résistance et de l'espoir, cette date incarne la détermination de la lutte pour la libération du pays et rappelle le courage de ceux qui ont refusé la défaite et œuvré pour la libération de la France", exprime-t-il entre autres. La maire de Lunel, Paulette Gougeon, a ensuite lu le texte de l'appel, devant le public présent. Avant la Marseillaise, ainsi que le dépôt d'une gerbe commune, représentant la Croix de Lorraine par la mairie, la gendarmerie de Lunel, les pompiers, la police municipale ainsi que la conseillère régionale Julia Plane.
À Saint-Hilaire-de-Brethmas
Une cérémonie s’est également tenue ce jeudi matin à Saint-Hilaire-de-Brethmas, rassemblant une cinquantaine d’habitants et de représentants locaux autour du monument aux morts. Le nouveau maire, Gaël Mancuso, ainsi que le député de la circonscription, Pierre Meurin, étaient présents pour cet hommage.
Parmi les temps forts de la cérémonie, l’intervention de plusieurs enfants a suscité une belle émotion au sein du public. Des lectures qui ont rappelé l’importance de préserver le souvenir des événements qui ont marqué l’Histoire de France. Une lettre de l’Union des anciens combattants a ensuite été lue par Marc Infantes. Après quelques mots de Gaël Mancuso, les officiels ont procédé au dépôt de gerbes.
Texte de l'appel à retrouver ICI