Ils étaient un peu plus d’une centaine, dans la salle des fêtes de Milhaud, à s’être réunis dimanche pour une soirée conviviale. Pour la seconde année consécutive, le comité interreligieux de Nîmes organisait un rendez-vous fraternel autour d’un couscous. « Il faudrait plus de manifestations de ce genre. On a trop peu d'endroits où se rencontrer. Il faut promouvoir la rencontre fraternelle. On ne peut pas se comprendre ni s’aimer si on ne se connait pas. L’intention c’est de se connaitre pour s’aimer, pour construire ensemble une civilisation et un endroit où l’on peut vivre en paix et en fraternité », explique Alain Froment, délégué diocésain pour le monde musulman.
« Il n’y a pas d’étranger sur la terre, il n’y a que des gens qui ne se sont pas encore rencontrés »
La soirée était organisée par le CIRN (comité interreligieux de Nîmes) avec une impulsion importante de la communauté musulmane qui a préparé le couscous. « Le but de la soirée est la rencontre de ceux que l’on ne connait pas encore, mais c’est la magie de cette alchimie quand on accepte de dialoguer avec quelqu'un, il se passe des choses. Il peut y avoir des feux d’artifice dans le sens où l’on découvre une richesse ou une compréhension différente. La fraternité est très mise à mal dans le monde. Les discours c’est bien, mais les repas c’est mieux. Il n’y a pas d’étranger sur la terre, il n’y a que des gens qui ne se sont pas encore rencontrés », souligne Titia Es-Sbanti, pasteure de l’église protestante unie de Nîmes.
Un thé de bienvenue, des gâteaux et un quiz
Ce moment d’échange était ouvert à tous et à toutes, quelle que soit la religion ou la culture. Hormis le repas, un thé de bienvenue et des gâteaux étaient offerts avant de participer à des jeux et un quiz sur les religions. « Vu les conditions politiques, je pense que le vivre ensemble est important et il faut que les diverses communautés apprennent à se connaitre et à s’apprécier. C’est très enrichissant et il faut continuer », abonde Victor Bobote Bohbot, le représentant de la communauté juive de Nîmes.
« Nous voulons briser le silence »
« Les musulmans, les catholiques, les protestants et les juifs sont invités à manger le couscous et à échanger pour montrer qu’il n’y a pas de différences entre les cultures. Nous voulons briser le silence », complète Driss El Moudni, le président du culte musulman dans le Gard. Lors de cette soirée, Jean-Luc Descloux, le maire de Milhaud, Amal Couvreur, première adjointe aux Solidarités, à la Prévention et à la Vie associative à la ville de Nîmes et les membres de la gendarmerie du Gard étaient également présents.