Publié il y a 2 h - Mise à jour le 03.02.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 200 fois

ÉDITORIAL Froid et pluie abondante en janvier : et le réchauffement climatique ?

Photo d'illustration DR

À Saint-Jean-du-Gard, par exemple, le cumul a atteint 356 mm, soit trois fois la normale.

Certainement que les climatosceptiques utiliseront ce mois de janvier 2026 pour tenter, une fois de plus, de balayer la réalité du réchauffement climatique. Il est vrai que ce début d’année s’est déroulé dans une ambiance souvent glaciale, comme le rappelle Météo-France dans son bilan mensuel. D’ailleurs, les faits sont là : il n’avait pas fait aussi froid en France depuis février 2018. Les températures ont été négatives sur l’ensemble du territoire, à l’exception du littoral corse, et sont descendues sous les 0 °C dans de nombreuses régions au paroxysme de l’épisode. Si cette parenthèse hivernale a été remarquable par son intensité, il n’a toutefois pas atteint le stade de vague de froid à l’échelle nationale, un phénomène devenu rare dans le climat du XXIᵉ siècle. Surtout, les températures sont nettement remontées au-dessus des normales en seconde partie du mois. Finalement, la perception de ce mois de janvier est trompeuse : la température moyenne nationale est restée proche de la normale, avec un excédent limité à +0,3 °C. L’élément le plus marquant de ce mois concerne en réalité les précipitations. Elles ont été abondantes sur une large partie du pays. À Saint-Jean-du-Gard, par exemple, le cumul a atteint 356 mm, soit trois fois la normale. À l’échelle nationale, l’excédent pluviométrique s’élève à 30 %, toujours selon Météo-France. Des pluies globalement bénéfiques pour la recharge des ressources en eau. Oui, janvier 2026 a donc été marqué par des températures basses et des précipitations copieuses. Mais il ne contredit en rien le réchauffement climatique. Il en illustre au contraire l’un des paradoxes : un climat plus chaud à l’échelle globale peut produire, localement, des épisodes plus contrastés. La météo décrit des situations ponctuelles et locales. Alors que le climat s’analyse sur plusieurs décennies et à l’échelle mondiale. Le froid passager de cet hiver ne doit pas masquer l’essentiel : c’est l’intensification et l’irrégularité des phénomènes qui façonnent désormais le climat gardois.

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