Publié il y a 1 h - Mise à jour le 15.01.2026 - Thierry Allard - 3 min  - vu 80 fois

BAGNOLS/CÈZE Municipales : les communistes expliquent leur soutien à Philippe Broche

Corinne Cancel, Marielle Yzerd-Tortey et Elian Cellier, hier à Bagnols

- Thierry Allard

À Bagnols pour les municipales, le Parti communiste français a choisi de soutenir le chef d’entreprise Philippe Broche, pas encarté à gauche. Les trois représentants que le PCF « met à disposition » du candidat, selon les termes du secrétaire de la section communiste du Gard rhodanien Elian Cellier, ont explicité ce soutien mercredi lors d’une conférence de presse. Ils en ont aussi profité pour apporter des dossiers sur la Ville et sur l’Agglomération.

À deux mois du premier tour, le PCF a choisi de s'expliquer sur l’attelage qu'il forme désormais avec Philippe Broche. Pressenti de longue date, ce fait politique confirme la division de la gauche bagnolaise, entre les listes de Michel Cegielski, sur laquelle on devrait voir des socialistes, celle de Jérôme Jackel, classée plus à gauche mais désormais soutenue par Christian Roux, membre du PRG (même si le PRG désavoue sa prise de position), et donc celle de Philippe Broche.

« Le PCF est un chaud partisan d’une liste de large union pour contrecarrer le RN, commence Elian Cellier. L’opposition au RN ne fait pas un programme, mais c'est un postulat de départ. » Une large union qui n’avait déjà pas été possible en 2020, et donc pas plus six ans plus tard, malgré un appel de plusieurs forces de gauche lancé en juin dernier et une piqûre de rappel des communistes fin novembre. La faute, selon le PCF, à la candidature précoce de Jérôme Jackel, mais aussi et surtout à l’attitude du PS, qui a désigné l’ancien élu de la majorité Chapelet Sylvain Hille pour négocier. « Je n'ai pas eu de ses nouvelles, il ne m'a jamais appelé », regrette Elian Cellier, qui affirme que Sylvain Hille « est depuis le début dans le plan de Michel Cegielski ». Il y a été aperçu lors de l’inauguration du local de campagne de l’ex-adjoint au maire, du reste.

« Dans un second tour Bordes-Chapelet, Chapelet sera battu »

Bref, « l’union a du plomb dans l’aile », euphémise Elian Cellier, qui ne croit pas dans les chances de Michel Cegielski ni de Jérôme Jackel. « L’équipe de Philippe Broche est la plus crédible, la seule qui pourra contrer sérieusement Pascale Bordes (candidate RN, NDLR). Dans un second tour Bordes-Chapelet, Chapelet sera battu », pronostique le communiste. La seule chance serait donc l’équipe Broche, dans laquelle « nous avons trouvé des compétences, ce qui est pour nous un élément essentiel. »

Liste pour laquelle le PCF « met à disposition » trois candidats : Elian Cellier lui-même, qui fut élu d’opposition à Laudun-l’Ardoise et plusieurs fois candidat à des élections, la dernière fois en 2020 sur la liste Alliance citoyenne, avec entre autres un certain Jérôme Jackel ; Marielle Yzerd-Tortey, retraitée de la fonction publique territoriale, jamais élue, et Corinne Cancel, enseignante retraitée, élue à Bagnols entre 2010 et 2011, lorsque le PCF faisait liste commune avec Jean-Christian Rey, à l’époque au PS. Elle est aussi membre du conseil de développement de l’Agglomération, une instance « pas écoutée » par l’exécutif intercommunal, affirme-t-elle.

Trois candidats impliqués aussi dans la vie associative bagnolaise, qui veulent « faire changer la ville, la retrouver plus dynamique et prospère », affirme Marielle Yzerd-Tortey, pour « mettre un frein à cette peau de chagrin qu’est en train de devenir Bagnols », rajoute Corinne Cancel. « Nous mettons nos compétences au service de la ville », rajoute Elian Cellier, qui précise que les communistes « travaillent en confiance, nous n’avons rien négocié », avec Philippe Broche.

Les communistes sortent les dossiers

Pour parler compétences, Elian Cellier revient sur l’analyse alarmante des finances de l’Agglomération réalisée par les communistes en fin d’année, « que personne n’a relevée chez les élus, c’est surréaliste », mais sur laquelle ils « persistent et signent » en y rajoutant un autre dossier. Celui des bisbilles entre l’Agglomération et le Syndicat mixte des eaux Gard-Ardèche (SMEGA), qui fournit l’eau potable à trois communes de l’Agglo, Issarac, Le Garn et Montclus. Le syndicat, présidé par le maire communiste de Barjac Edouard Chaulet, doit conventionner avec l’Agglo, qui a récupéré la compétence en 2020, convention toujours pas signée car les deux instances ne sont pas d’accord sur le prix du mètre cube.

Un vieux dossier, qui voit aujourd’hui « le SMEGA toujours fournir l’eau aux usagers de ces communes, continuer à investir sur les réseaux et à les entretenir, par contre, la facturation aux habitants est faite par l’Agglo qui encaisse les factures », affirme Elian Cellier, qui accuse l’Agglo de « se faire de la trésorerie sur le dos du syndicat ». Un dossier sur lequel l’Agglomération renvoie la balle au syndicat.

Dans la même veine, Marielle Yzerd-Tortey indique avoir analysé les comptes de gestion 2023 et 2024 de la ville de Bagnols, qu’elle dit « avoir eu beaucoup de mal à obtenir », mais qui montrent « une situation financière qui se dégrade », avec « un trou financier estimé à 3,5 millions d’euros » en 2024 et « une dépendance à l’endettement qui pénalise la ville ». « Et nous n’avons même pas parlé des Halles, pour lesquelles nous sommes caution solidaire, ça fait beaucoup », rajoute Elian Cellier, « et les 4 millions d’euros de la passerelle », glisse Corinne Cancel.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Thierry Allard

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio