Comme conseillère municipale, Christine Roux était déjà investie dans la commission école. Au point d'en devenir l'adjointe responsable, à partir de 2020, sixième sur la liste des adjoints. En prenant la tête d'Agir pour Bessèges, Christine Roux rénove une bonne partie de l'équipe, ne conservant que sept membres de la municipalité précédente. "Pas mal de jeunes sont venus eux-mêmes et sont entrés sur la liste", résume la candidate. Une liste sans étiquette, "mais les gens savent que je suis plutôt de Gauche..."
Issue du travail social, Christine Roux se dit avant tout motivée par "l'humain". Et si elle est entrée modestement dans la fonction d'élue, elle y a "pris goût, malgré les contraintes et les gens qui nous malmènent. Mais beaucoup sont sympas avec nous. Mon bureau est toujours ouvert, les gens le savent. Je me sens prête à aller plus loin."
Un seul groupe scolaire pour la Cantonade et le Petit Villard
Et la candidate arrive avec des projets, malgré les contraintes financières d'une ville qui ne roule pas sur l'or, où "tout est gratuit. Il ne faut pas assassiner les gens, mais il va falloir rentrer des fonds", prévient la candidate. 2026 sera aussi consacrée "à la recherche de subventions, à monter des dossiers..." Premier de ces projets, la réunion des deux écoles de la ville.
"Ça me tient à coeur depuis des années, explique Christine Roux, réunir en un seul groupe scolaire la Cantonade et le Petit Villard. Avrc 25 enfants, la Cantonade, c'est sympathique. Mais on double les frais ! Actuellement, les enfants vont manger en bus à Vacancèze, soit 240 € par jour pour les amener. Il y a de la place au Petit Villard, et une salle de restauration. Ce serait aussi plus sécurisant."
La candidate et sa liste souhaitent aussi réhabiliter la place de la Révolution, "avec des jeux pour enfants, des kiosques". Un projet pour lequel la volonté d'intégrer le programme Petites villes de demain pourrait être utile. Christine Roux souhaite améliorer la propreté de la ville, en regrettant l'abandon de poubelles et d'encombrants quotidiennement. "Je voudrais une brigade de nettoyage pour chaque jour. Je suis Bességeoise. Quand je parle de Bessèges ailleurs, j'entends que c'est une ville salle. Je veux travailler pour l'image positive de Bessèges." Un lieu culturel, dédié aux résidences d'artistes, particperait aussi à l'image de la ville, dans la foulée du travail de street-art du MIAOU (relire ici).
"Quand on parle de grands projets, il y a toujours Bessèges (...) mais à la sortie, on n'y est plus"
La candidate regrette, au passage, le nouveau report de la réouverture de la ligne Alès-Bessèges (relire ici). "Quand on parle de grands projets, il y a toujours Bessèges. Ça part d'un bon sentiment peut-être, mais à la sortie, on n'y est plus." Alors, la réouverture en deux tranches, elle "n'y croit pas trop". Mais affirme qu'elle se battra pour, si elle est élue.
La candidate s'inquiète également de l'état des bâtiments communaux. Et veut s'occuper de la passerelle de Lalle, fermée l'an dernier. "Une étude a été faite... qui demande une étude complémentaire. Mais on ne peut pas laisser les deux rives séparées !" Christine Roux souhaite aussi mettre en place un permis de louer, pour lutter contre "les marchands de sommeil qui sont venus s'installer". Et éventuellement "préempter les maisons en train de s'écrouler pour faire des espaces de jeux qu'il n'y a pas".
Face à sa liste, Christine Roux doit affronter celle de Gilbert Baptiste, 3e adjoint sortant, celle de Sophie Lalanne, et celle d'Hervé Fiselle, qui comprend le député UDR, allié au RN, de la 5e circonscription, Alexandre Allegret-Pilot (*). Dans une ville qui lui avait donné plus de 59% lors du 2e tour des élections législatives 2024. "Je ne pense que ce vote d'extrême droite ait un impact en dans une élection locale, estime Christine Roux. Je fais confiance aux Bességeois, j'ose espérer qu'ils aient de la lucidité."
La candidate tient encore deux réunions publiques : le 6 mars, à 18h, à la mairie annexe de Foussignargues ; et le 7 mars, à 18h, au Centre culture et loisirs François-Mitterrand
(*) Pressenti pour être tête de liste, l'attaché parlementaire du député, Nathan Casano, a été déclaré inéligible pour trois ans par le Conseil constitutionnel le 17 mars 2023