Santé
Publié il y a 6 jours - Mise à jour le 23.11.2022 - Thierry Allard - 2 min  - vu 379 fois

UZÈS La sécurité du patient passe par la formation continue des soignants

La réalité augmentée est utilisée pour la formation continue des soignants

- Photo : Thierry Allard

La semaine de la sécurité du patient, événement national organisé par les autorités de santé, est passée par le Centre hospitalier d'Uzès ce mardi. Au menu : des ateliers parfois innovants pour veiller à la formation continue des soignants.

Le thème de cette édition est simple : la prévention des événements indésirables associés aux soins. En clair et par exemple : éviter, par un manquement à l'hygiène, de provoquer une infection grave sur le patient, d'autant que les patients du centre hospitalier d'Uzès sont en grande majorité des personnes âgées, souvent dépendantes. Et avec ces patients peut-être plus qu'avec d'autres, "même en partant avec de bonnes intentions, si on ne respecte pas les conditions de sécurité, notre action peut-être délétère", explique Noémie Manetta, infirmière référente qualité de l'établissement. 

En premier chef : la désinfection des mains. "80 % des infections liées aux soins sont manuportées", avance Carine Garau, infirmière hygiéniste au CH d'Uzès, derrière sa "boîte à coucou". Ce nom bucolique cache un caisson dans lequel on glisse les mains après les avoir frictionnées au gel hydroalcoolique. On regarde à travers une fente, et toutes les zones désinfectées s'illuminent en bleu, ce qui permet de voir que certaines zones, comme les pouces ou les poignets, passent souvent au travers de la désinfection. 

Tout à côté un atelier de "marelle vaccination" était proposé. Cette fois, les soignants étaient invités à choisir un chiffre entre 1 et 10 correspondant à une idée reçue sur la vaccination. "L'idée est de sensibiliser le personnel médical, leur rappeler qu'ils peuvent être vecteurs de contamination, alors que seulement 17,5 % des soignants étaient vaccinés contre la grippe en 2021", note Noémie Manetta. 

Et, comme au centre hospitalier d'Uzès on aime tester des innovations, un atelier de réalité virtuelle était proposé. Le soignant, muni d'un casque de réalité virtuelle et d'un pointeur, doit détecter les sept erreurs volontairement glissées dans une chambre de patient, le tout en 7 minutes 30. "Auparavant, nous avions une chambre des erreurs avec un mannequin, mais il était difficile d'aller dans l'ensemble des services, puisque nous avons dix Ehpads", explique Marilyn Fuentes, gestionnaire des risques de l'établissement. À l'issue de l'exercice, une attestation de formation est délivrée au soignant. "Ce n'est pas un jeu, c'est de la formation continue", souligne la cadre de santé. 

Et tout au long de la semaine, les soignants de l'hôpital d'Uzès sont aussi invités à répondre à un questionnaire "pour évaluer leurs réflexes de sécurité, comme aller se référer à tel ou tel protocole, pour évaluer notre culture de la sécurité", développe Noémie Manetta. Et puisqu'il est toujours bon de pratiquer tous ces dispositifs théoriques, un entraînement sur les urgences vitales sera réalisé en février prochain au sein de l'établissement. 

Thierry Allard

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