La montée ratée a fait sauter le couvercle. Depuis quelques jours, la crise qui couvait au Nîmes Olympique éclate désormais au grand jour. Pendant des mois, beaucoup de choses avaient été mises sous le tapis dans l’espoir de terminer la saison sur une accession en Ligue 3. Si les Crocos avaient validé leur montée samedi dernier, pas sûr que tout aurait explosé avec une telle violence. Une décision a néanmoins servi de détonateur : le choix de la direction d’écarter Mickaël Gas du poste d’entraîneur de l’équipe première. Depuis, le feu s’est propagé à tous les étages du club. L’association se retrouve à son tour sous les projecteurs, avec le départ fracassant de son président historique, Yannick Liron. Une crise dans la crise. Et comme souvent au Nîmes Olympique, les secousses ne s’arrêtent jamais là. Au milieu de cette tempête, plusieurs chefs d’entreprise de la première heure, ceux qui avaient répondu présents après l’ère Assaf pour sauver le club, menacent désormais de prendre leurs distances. Ou réclament, au minimum, des explications rapides. Car au fond, plus encore que la décision elle-même, c’est la méthode qui fracture aujourd’hui le projet nîmois. Le départ de Mickaël Gas suscite de l’incompréhension et de la colère. Pourtant, le débat sportif existe. Si cette décision repose sur des considérations personnelles ou politiques, alors elle serait difficilement défendable. Mais si l’objectif est de bâtir un staff plus expérimenté, capable d’assurer une remontée quasi obligatoire en troisième division, alors le choix peut aussi s’entendre. À Nîmes comme ailleurs, celui qui investit garde forcément la main sur les grandes orientations. Thierry Cenatiempo n’a d’ailleurs jamais donné l’image d’un dirigeant venu pour semer le chaos. Depuis un an, il a plutôt affiché de l’implication, de l’ambition et une vraie volonté de reconstruire. C’est précisément pour cela que la situation actuelle surprend autant. Car le problème est peut-être moins la décision que l’absence de concertation autour de celle-ci. « Nîmes Olympique Ensemble », le nom même de la SAS créée l’an dernier, portait une promesse de rassemblement, de dialogue et d’unité. Aujourd’hui, cette promesse semble fragilisée. Il est encore temps de rectifier le tir. De descendre dans l’arène pour expliquer clairement les choix effectués, calmer les tensions et renouer le dialogue avec ceux qui avaient accepté de mouiller le maillot l’été dernier pour éviter au club de sombrer. À défaut, le risque est réel : voir réapparaître les divisions internes qui ont déjà tant abîmé le Nîmes Olympique ces dernières années. Les supporteurs nîmois ont assez souffert. Ils n’ont plus envie de revivre les guerres d’ego, les fractures internes et les crises permanentes qui ont accompagné la lente chute du club. Thierry Cenatiempo aime profondément le Nîmes Olympique. Souhaitons désormais qu’il sache rapidement tourner la page de cette mauvaise séquence de télénovela. Car le Nîmes Olympique n’a plus le luxe de ses guerres internes.
Publié il y a 59 min -
Mise à jour le 22.05.2026 - Abdel Samari - 2 min
ÉDITORIAL Nîmes Olympique : la crise qui couvait éclate au grand jour
Thierry Cenatiempo, le président du Nîmes Olympique
- Photo : Norman Jardin.Le départ de Mickaël Gas a servi de détonateur à des tensions latentes au sein du club. Désormais, c’est toute la gouvernance du projet nîmois qui vacille, entre incompréhension, fractures internes et appel au dialogue.
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Abdel Samari