C'est une affaire qui se déroule en deux temps. Le premier intervient le 11 mai 2025 dans les rues de Nîmes, de nuit, et plus précisément à proximité de la ZUP Pissevin avec une moto qui intrigue les forces de l'ordre. Et pour cause, un conducteur avec son passager roulent en transportant un sac dans lequel dépasse une arme ! Lorsque les policiers sont aperçus par les deux "motards", ils essaient de jeter le sac. Les interpellations ont lieu et dans le sac il y a bien une arme, des munitions, de l'outillage. Des objets qui pourraient venir d'un cambriolage. L'affaire surprend et piétine quelques jours, jusqu'au 19 mai où un corps est retrouvé dans une villa de Saint-Hillaire-de-Brethmas, près d'Alès. Un homme qui vit seul dans ce quartier tranquille est retrouvé mort, décédé après des violences. D'ailleurs l'ancien légionnaire a été tué de plusieurs balles. L'enquête prouvera ensuite que les munitions utilisées pour le meurtre sont identiques à celles retrouvées quelques jours plus tôt sur les deux acolytes arrêtés à Nîmes.
Les deux hommes sont depuis mis en examen pour ce meurtre dans le secteur d'Alès. Un des mis en cause, un jeune de 19 ans, a été prolongé en détention provisoire criminelle ril y a quelques jours et il souhaite quand même sortir de prison. Il refute totalement sa participation aux faits bien que "son complice" l'accable. L'exploitation des vidéos et la géolocalisation de son téléphone prouve également qu'il était près du lieu de l'homicide le jour des faits. Cet étudiant héraultais inconnue de la Justice jusqu'à ce crime, vit dans une commune proche de Montpellier. Il nie également avoir été présent dans la maison de la tragédie près d'Alès. Entendu en septembre 2025 par un juge d'instruction du pôle criminel, l'étudiant a continué "ses dénégations sans donner d'explications", selon la cour d'appel de Nîmes.
Pour son conseil, Maître Carolie Gay, la cour d'appel n'est pas valablement saisie et elle plaide une nullité. Pour l'avocat général Dominique Sié, la confirmation de la détention provisoire est demandée. La cour a mis sa décision en délibéré et la réponse interviendra demain vendredi.