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NÎMES : Une braderie du Secours Populaire à l’intérieur de la Fac Vauban

Ce jeudi, c’était une première. Cinq bénévoles et une salariée du Secours Populaire ont investi une salle de classe de la faculté Vauban sur les hauteurs de Nîmes. Le but de l’opération : proposer aux étudiants des produits dont les prix défient toute concurrence. Sur les tables de cours, on trouvait des produits de beauté pour ces dames, des gels douches et du maquillage pour moins de 3 euros. Plus loin, comme dans les enseignes modernes prises d’assaut après les soldes, les pulls à 1,50 euros sont éparpillés sur la table. Une jeune étudiante en empile plusieurs dans ses bras : « C’est hyper intéressant. Je n’étais pas venue avec une idée précise, je ne comptais pas spécialement acheter mais c’est quand même bien pratique », explique la jeune femme.

Un petit groupe de trois étudiantes espagnoles ont, elles, rejoint l’espace librairie. Parmi les livres, elles qui cherchent à perfectionner leur français découvrent pour la première fois des auteurs comme Molière, Marivaux ou Proust. « Si je prends ce livre de ce monsieur Proust, ça va m’aider ? », demande l’une d’entre elles avec son accent chantant. Souriant, le bénévole du Secours Populaire confirme : « Avec ça, vous maitriserez parfaitement le français. Et si vous manquez de livres, n’hésitez pas à venir au 104, route d’Avignon (l’adresse du Secours Populaire à Nîmes, NDLR) ».

Sabah, à gauche, et Carole, salariée au Secours Populaire, géraient l'espace hygiène

Virginie qui coordonne cette première braderie semble satisfaite. Si hélas le nombre d’intéressés prouve que les étudiants vivent dans des situations précaires, elle se réjouit de pouvoir leur venir en aide : « Pour cette première, on a pris les besoins de base : vêtements, hygiène… Pour l’alimentaire, on vient tous les mercredis avec le solidaribus. Pour deux euros, les étudiants repartent avec des pâtes, du riz, du couscous, des céréales… » Si la braderie plaît aux étudiants, elle pourrait être renouvelée. « Et la prochaine fois, on essaiera de cibler leurs besoins en amont », promet Virginie. Vu à quelle vitesse partent les articles proposés aujourd’hui, elle ne s’est visiblement pas trompée de beaucoup.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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