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VU À NÎMES Les parents en colère de retour sur les bancs de l’école !

Les parents d'élèves des écoles Georges Bruguier, Jean Moulin et de la maternelle Jean Zay (Chemin-Bas d'Avignon) ont occupé les bureaux de leurs enfants ce mardi 5 février. Photo DR/S.Ma

"À la rentrée 2013, il y aura 130 élèves à l'école Jean Moulin pour seulement cinq classes. Calcule combien y aura-t-il d'enfants par classe ? Si on ouvrait une sixième classe dans l'école Jean Moulin, combien y aurait-il alors d'élèves par classe ?"

Ce problème proposé par le corps enseignant de Jean Moulin à Nîmes a été posé ce mardi matin, non pas aux élèves, mais bien aux parents d'élèves qui, au même titre que leurs camarades de l'établissement Georges Bruguier et de la maternelle Jean Zay, ont occupé les bancs de l'école. Si l'image peut prêter à sourire, le mouvement qui a débuté hier, à l'occasion d'une opération "blocage" (lire notre article ici) est lui très sérieux. L'école qui accueille 122 élèves du CP au CM2 répartis dans cinq classes, devrait à la rentrée prochaine passer à 130 élèves sans aucune création de poste d'enseignant à en croire l'actuelle carte scolaire élaborée par l'Inspection académique. Si le projet se concrétise au terme du comité technique de ce mardi et accuse une validation lors du conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) du 18 février prochain, les conditions de travail des enseignants ainsi que des élèves seront largement dégradées. Mais là, il s'agit du pire, ce que le directeur Johann Mouysset ne veut surtout pas envisager : "Nous espérons que notre mobilisation fera bouger les choses et que la carte scolaire sera modifiée afin que nous puissions bénéficier d'une classe supplémentaire comme nous le réclamons depuis des années."

"C'est très difficile pour des CP de s'adapter dans ces conditions"

Trente élèves assis à leur bureau pour ceux qui en auront. Voilà à quoi ressemblera la classe de CP de Jean Moulin si l'actuelle carte scolaire est validée. Photo DR/S.Ma

Installés dans une classe, une trentaine de parents d'élèves ont pu prendre conscience de la problématique : "C'est vrai que l'on comprend mieux ce que vivent nos enfants et pourquoi ils peuvent rencontrer des difficultés" lance la maman de Sofiane, 6 ans, Majda. Car si la carte scolaire est maintenue et que Jean Moulin reste à cinq classes au lieu de six comme comme l'équipe enseignante le réclame, la classe de CP montera à un effectif de 30 élèves. "Actuellement, ils sont déjà très nombreux, c'est très difficile pour des CP de s'adapter dans ces conditions. Ils sortent de la maternelle où ils ont pris l'habitude que l'on s'occupe d'eux. Mais là, avec un tel effectif, on peut comprendre que le professeur ne puisse pas travailler avec chaque enfant" concède Hakima, la maman d'Oumayma, 6 ans. Si les enseignants souffrent de cette surcharge sur les bancs de l'école, les enfants en sont aussi victimes. D'ailleurs, les deux mamans témoignent des difficultés scolaires rencontrées par leur bambin : "Lorsque je demande à Oumayma ce qu'elle a fait à l'école, elle ne s'en souvient plus. Elle s'isole et est devenue très timide, ils sont tellement nombreux qu'elle a peur de participer en classe."

Les enseignants des trois écoles inclues dans le réseau ECLAIR et les parents d'élèves se sont donnés rendez-vous ce mardi midi pour un pique-nique organisé devant les portes de l'Inspection académique à Nîmes.

S.Ma

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