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NÎMES OLYMPIQUE – DIJON : 1-1. Nîmes cale encore à domicile

Adieu la montée. La tête de Cédric Varrault à la 93ème minute du match a mis fin aux derniers espoirs nîmois. Comme face au Havre il y a quinze jours, les crocos n’ont pas été brillants dans le jeu. Sur l’ensemble du match, le score final est logique même si, dans la manière, une égalisation dans les arrêts de jeu est toujours regrettable. D’autant plus regrettable que les autres prétendants à la montée qui jouaient ce soir ne se sont pas imposés.

Une première mi-temps pas très reluisante et même ennuyeuse côté nîmois. Dominés dans le jeu, les crocos subissent pendant toute la première mi-temps ne relevant la tête que lors de très rares occasions pas vraiment abouties et sur des coups de pied arrêtés. Dès la troisième minute de jeu, Guerbert grille la politesse à Sidibé sur l’aile droite nîmoise. L’attaquant dijonnais repique dans l’axe, frappe. Comme un avertissement, le ballon vient raser la barre d’Al-Shaïbani. Deux minutes plus tard, nouvelle grosse occasion des joueurs d’Olivier Dall’Oglio. Tavares, trouvé à la limite du hors-jeu, se présente seul face à Al-Shaïbani mais son tir est trop croisé. Nîmes s’en sort bien. La suite, c’est une succession d’imprécisions et de confusions côté nîmois. On dégage n’importe où, on ne se comprend pas sur une touche, on rend la balle aux adversaires, on ne se parle pas. Le salut et les premiers tirs cadrés pour Nîmes viennent sur coup-franc. Par deux fois, Pierre Bouby, plutôt adroit dans l’exercice, s’essaie. A la 16eme, il enroule bien son ballon mais Reynet, le gardien de Dijon, l’enlève d’une manchette alors qu’il partait sous la barre. Un quart d’heure plus tard, à plus de trente mètres, Bouby choisit la force. Le ballon frôle la lucarne.

La seconde période repart sur de meilleures bases. C’est même beaucoup mieux. Dès la 49eme, Ogounbiyi réussit une passe lumineuse dans le dos de la défense pour Benezet qui se retrouve seul face à Reynet. Le nîmois pique son ballon pour éviter la sortie du portier et vient le pousser tranquillement derrière. 1-0. Dix minutes plus tard, dans une mi-temps un peu plus rythmée, une longue touche d’Ogounbiyi permet à Nouri de filer seul au but. Il est rattrapé in-extremis dans la surface et s’effondre. L’arbitre siffle… un coup franc pour Dijon. Et Nouri prend un jaune pour simulation. Pas évident. Plus les minutes passent, plus Dijon se montre menaçant. Mollet réalise une belle frappe qui contraint Al-Shaïbani à une jolie parade (64’). Nîmes opère en contre et au terme d’une percée de Fanchone qui donne à Nouri, qui redonne à Fanchone mais sans pouvoir armer, la balle revient dans les pieds de Boche qui la frappe comme elle vient. Le ballon vient mourir du mauvais côté du poteau dijonnais. (68’) Dans la minute qui suit, Jovial trouve Guerbert qui fait un superbe enchainement contrôle/reprise de volée. La main d’Al-Shaïbani aidée de la barre transversale empêche Dijon d’égaliser. Ce n’était que pour repousser l’échéance. A la 93eme minute, Varrault glace les 5 550 spectateurs des Costières. Il place une tête rageuse et  imparable sur un coup-franc de Gerbert. Cruel.

Les réactions :

Olivier Dall'Oglio, entraineur de Dijon

Olivier Dall’Oglio : « Ce match nul n’arrange personne. J’aurai aimé qu’il y ait deux-trois minutes de plus parce que je pense qu’on en marquait un autre. Il manquait un peu de temps. On a fait du spectacle mais on a toujours des lacunes dans la finition. Je suis content de mon groupe et c’est un immense plaisir de revenir ici, aux Costières ».

Victor Zvunka : « Le haut niveau, ça demande de l’exigence jusqu’à la 93ème minute. On n’a pas le droit ! On n’a pas le droit ! Il y en a certains qui oublient ce qu’il faut faire. C’est ce genre de match qu’il faut gagner 1-0. Quand on est à la 93eme minute, on n’a pas le droit d’oublier un joueur. C’est fini la montée. On n’en parle plus. On ne mérite pas d’être mieux classé ».

Jean-Alain Fanchone : « Ce n’était pas une grande équipe de Nîmes. On n’a pas été attentifs jusqu’à la fin. On n’a pas été brillants mais à la rigueur, il n’y avait que les points qui étaient importants ce soir. C’est la colère qui domine même si je crois encore à la montée ».

Nicolas Benezet : « C’est dommage. Il fallait gagner pour espérer accrocher cette troisième place. On ne joue plus la montée. Plus on avance dans la saison, moins j’ai les cannes. Je finis les matchs sur les rotules. On a eu un mois difficile. Il y a deux mois, on marchait sur l’eau, on marquait de n’importe où. Aujourd’hui, on n’a plus de réussite".

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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