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NÎMES. La surprenante découverte de Krazy Space…

Photo DR/S.Ma
Julien Espeisse alias Krazy Space. Photo DR/S.Ma

Si le staff de Paloma avait fait le pari de nous surprendre, pari gagné ! Ce mardi 3 décembre, une dizaine de journalistes avaient rendez-vous à 17h30 à l’entrée des Jardins de la Fontaine à Nîmes. Pour aller où ? Aucune idée, le mystère était total. Puis tout ce petit monde est parti, dans un convoi de voitures, vers l’ancienne route d’Alès. Une impasse, des murs de pierres, des arbres et puis tout au bout un portail qui en ouvrant ses deux battants, laissait entrevoir une magnifique maison d’architecte. C’est donc là que nous allons (re)découvrir, Julien Espiesse alias Krazy Space.

La porte s’ouvre sur un couloir, tout au bout dans le salon d’une personne que l’on ne connaît même pas, il est là, assis sur un fauteuil, tête basse recouverte par la capuche de son sweat noir. Il y a comme un souffle fort et presque angoissant, bienvenue dans l’univers de Krazy Space. Les journalistes s’avancent, tiens, des musiciens l’entourent : Romain au clavier, Teddy à la batterie et on l’a reconnu, Aimeric, DJ touche-à-tout. En 2012, lorsque Julien a remporté la bourse des Jeunes Talents de Nîmes, Aimeric était déjà à ses côtés. Les deux autres musiciens sont arrivés plus tard, des rencontres inattendues à Paloma qui avait ouvert en juin 2012, les portes de sa pépinière au rappeur aujourd’hui âgé de 26 ans. Accompagné pendant plus d’un an, Krazy Space a travaillé sur la composition et l’écriture de son premier EP sorti le 25 novembre dernier. Le résultat, les journalistes l’ont pris en pleine face, dans un univers confiné, à tout juste un mètre de l’artiste. Pas de quoi l’effrayé, le jeune rappeur au flow rageur et si américain, a raconté, sans complexe, l’histoire de son personnage tourmenté, même torturé. Dès les premières paroles, le ton est donné, Krazy Space est face à un thérapeute. Ses pulsions, ses obsessions prennent peu à peu le dessus. Au fil des morceaux, il s’enfonce un peu plus dans sa névrose. Il est question de sang, de coke, de viols, de meurtres, de fête. « Je pense n’être qu’aux prémices de mon personnage. J’ai encore des idées. Mais je peux dévier à tout moment, on verra où j’irai selon mes humeurs » prévient Julien. La véritable force de Krazy Space sur scène (ou dans un salon !), outre son style percutant à la Eminem, c’est sa présence. La folie, il l’a en lui, cette pure folie qui séduit autant qu’elle peut faire peur.

Photo DR/S.Ma
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S.Ma

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