A la uneMunicipales 2014.Personnalités.PolitiquePolitique.Société

L’ENTRETIEN DU JEUDI « Même dans sa propre famille, on ne croit plus en Jean-Paul Fournier », tacle Yoann Gillet

Yoann Gillet, candidat aux élections municipales. Photo TD
Yoann Gillet, candidat aux élections municipales. Photo TD

Yoann Gillet, candidat du Front National à Nîmes, se prête à ce cinquième entretien du jeudi consacré aux candidats des élections municipales.

Objectif Gard : Une question d’actualité pour commencer… La présence d’Elizabeth Pascal - une ancienne du Front National - dans la course aux municipales, ça ne vous inquiète pas ?

Yoann Gillet : Ça ne me fait pas grand-chose. Elle a fait 0,48% aux législatives. Elle fera la même chose aux municipales. Et puis, elle a manqué de loyauté envers le parti qu’elle représentait : dès qu’elle a eu son indemnité en poche, elle est partie. Et pour cette élection, il serait intéressant de savoir d’où viennent ses financements…

OG : Vous faites allusion à cette rumeur qui dit qu’elle aurait été aidée pour vous contrer ?

Je vous invite à vous renseigner sur ses financements…

OG : Certains vous trouvent un peu jeune pour être maire. Quel âge avez-vous ?

J’ai 27 ans… comme Nicolas Sarkozy quand il a été élu maire de Neuilly. Ce n’est pas un exemple sur tout, notamment parce qu’à l’inverse de lui, j’agirai. Et puis, au Front National, je ne suis pas le plus jeune. Je crois qu’il y a un candidat qui a 19 ans !

OG : Un autre reproche que l’on vous fait souvent est de ne pas être nîmois…

Il n’y a que mes adversaires qui disent ça. Les gens de la rue, eux, ça ne les dérange pas. Oui, je suis breton. Vous savez, beaucoup de gens qui vivent à Nîmes n’y sont pas spécialement nés.

OG : Vous êtes jeune, vous présentez bien, un look de gendre idéal. Est-ce que le Front National n’est pas devenu une rampe de lancement, une manière rapide de se faire un nom et d’accéder à des postes auxquels vous n’auriez pas eus accès dans d’autres partis politiques ?

Je suis entré au Front National par conviction, en 2008, dans une période très difficile pour le parti. C’était une catastrophe à l’époque. Je sortais de six années à l’UMP qui m’a trompé. Et puis, quel intérêt j’aurai ? Pour cette municipale, j’ai souscrit des emprunts personnels et ce n’est pas rien… J’ai arrêté mon travail dans lequel je gagnais très bien ma vie pour me consacrer à la campagne.

OG : Si vous étiez élu maire, quelles seraient vos trois premières mesures ?

Je ne peux pas en citer trois car il y a beaucoup de choses à faire en matière de sécurité, de fiscalité, de développement économique, pour les commerces du centre-ville et la proximité dans les quartiers. Avec mon équipe, on va s’attaquer à tous ces chantiers à la fois. Mais la première chose sera de réaliser un audit financier et organisationnel.

OG : Que devient le musée de la romanité avec vous ?

Je réunis tous les protagonistes et je revois le projet. Je conserve une partie musée de la romanité mais je développe également un centre des congrès pour rentabiliser le projet.

OG : Et le TCSP ?

On est obligé de la garder. Mais Fournier a encore dépensé sans compter. Je changerai quand même le tracé de la ligne actuelle en le faisant passer par la gare. Vous pouvez me citer une ville de France où le tramway ou le TSCP ne passent pas par la gare ?

OG : Vous parliez de votre liste tout à l’heure. Est-elle bouclée ? Si oui, contient-elle des surprises ?

Oui, elle est bouclée et représentative des nîmois avec des gens et des compétences variées. Et des surprises, ce n’est pas forcément le mot. Mais, par exemple, j’ai la belle-sœur de Jean-Paul Fournier dans ma liste. C’est un sacré symbole : même dans sa propre famille, on ne croit plus en lui.

OG : Sincèrement, vous pensez vraiment avoir une chance à ces élections ?

Bien sûr ! Nîmes est gagnable. Je me vois faire comme à Toulon en 1995. La gauche est affaiblie. A Nîmes tout particulièrement. Et à droite, plus personne n’a confiance en Jean-Paul Fournier.

Jean-Marie Cornuaille & Tony Duret

Etiquette

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

9 réactions sur “L’ENTRETIEN DU JEUDI « Même dans sa propre famille, on ne croit plus en Jean-Paul Fournier », tacle Yoann Gillet”

  1. C’est sur que dans la famille de M. GILLET, les élections municipales à Nîmes ne doivent pas créer de tensions, puisqu’il n’y a pas un seul Nîmois…….Mais à Quimper ou Brest, c’est une autre histoire.

    1. Une fois de plus, je t’ai reconnu, Jean-Paul, sous ton pseudo.
      D’ailleurs, ton numéro 2, Proust, vient de Poitiers, et toi de Génolhac
      Essaie de nous proposer des arguments, au lieu de passer du temps à dénigrer tes concurrents.

  2. Moi ça me dérange qu’il ne soit pas nîmois car il ne connaît pas notre ville! Après la famille Fournier on sait tous qu’on ne peut avoir les mêmes idées dans notre famille.

  3. Une jeune en politique, que du bonheur !
    Il faut renouveler notre classe politique qui est trop éloignée des réalités.
    Qu’il soit Breton, qu’est-ce que cela change ? Il est Nîmois maintenant. Les nouvelles générations déménagent, changent de région, c’est aussi ça l’ouverture sur les autres. Tant mieux.

    Je n’ai voté qu’une seule fois pour le FN, c’était en 2002. Pour sa jeunesse, ses idées et son dynamisme je vais réitérer en 2014 !

  4. Tu crois,  » Alfonsi  » que la belle-soeur de Jean-Paul Fournier n’est pas Nîmoise ?
    Son père, commerçant Nîmois très connu, et figure de notre ville, fut même un ardent militant Poujadiste.

  5. Gillet n’est pas Nîmois est alors ? en politique il n’est pas question de copinage , d’arrangement…. Mais il est question d’intérêt général donc Gillet si il maitrise les dossiers nîmois fera sans doute un bon maire

  6. Il y a quelque chose à faire dans les quartiers autour du développement économique et des services publics.
    Nous avons une jeunesse motivée pour cela. Il suffit parfois d’impulser une dynamique par quelques projets réalisables pour changer les choses.
    Yoann Gillet a conscience de cette nécessité.

  7. En ce qui me concerne je trouve très bien que l’on ait justement à faire à quelqu’un qui n’est pas NIMOIS d’origine ou de la région ! ça va nous changer ….. et nous apporter une ouverture vers l’extérieur car les politiques gardois, les rustiques… issus pour la plupart des Cévennes et bien c’est lassant ils nous fatiguent ces conservateurs et leurs copinages de tous bords – sortons des entiers battus et donnons cette chance à ce jeune Yoann GILLET qui saura insuffler sur NIMES un vent nouveau y compris s’il vient de Bretagne donc qui ne sera pas uniquement du coup d’ordre politique ! d’autant qu’il est très bien et malgré son jeune âge fait preuve d’une parfaite maturité : il sait de quoi il parle et où il veut aller ! bonne chance à lui sur NIMES !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité