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FAIT DU JOUR. Charlie : « Le public alésien me fait plus peur que celui de The Voice »

Charlie de retour à Alès. DR/EL
Charlie de retour à Alès. DR/EL

Après avoir quitté l'aventure de l'émission "The Voice" où il atteint les quarts de finale, Charlie, 25 ans, est de retour à St-Christol-lès-Alès. L'occasion pour lui de se ressourcer et de mettre en route de nouveaux projets en lien avec ce qu'il aime avant tout, la pop anglo-saxonne. Rencontre.

Objectif Gard : Dans quel état d'esprit êtes-vous une semaine après votre défaite sur TF1?

Charlie : Je me repose. J'ai vécu 3 semaines d'une grande intensité avec des directs et des entraînements. Le plus dur n'est pas d'avoir quitté l'émission aux portes des demi-finales, mais plutôt de dire au revoir à une bandes de potes. C'était une vraie colonie de vacances. Je suis déjà très heureux d'avoir atteint ce niveau.

O.G : Le public alésien vous a beaucoup soutenu mais on ne sait finalement pas grand chose de vous. Quel est votre parcours?

Charlie : Je suis né dans une famille où la musique avait une place importante. Mon père est parolier et a sorti deux disques dans les années 60, même s'il n'est pas connu, et ma mère jouait souvent du piano. De mon côté, j'ai fait 13 ans de piano, de 6 à 19 ans, et j'ai arrêté quand j'ai commencé la guitare il y a environ 4 ans. Mais je suis un piètre guitariste, je suis plus chanteur que musicien. J'ai donné quelques concerts l'été dernier dans des bars et des restaurants alentours, mais je n'avais jamais fait de véritable scène avant "The Voice".

O.G : Faire de la musique votre métier n'était donc pas votre objectif?

Charlie : Vous savez, secrètement, toute personne qui joue ou qui chante par passion, aimerait en vivre. Mais tout le monde sait que ce n'est pas évident. Si de mon côté j'y arrive, j'en serais bien sûr très heureux.

O.G : Pourquoi vous-êtes vous inscrit à cette émission?

Charlie : Un soir avec un copain, on a fait une vidéo où je chantais du Amy Winehouse. Juste pour s'amuser, on l'a mise sur You Tube, et la production m'a contacté quelques semaines plus tard pour me demander si je voulais tenter ma chance. J'y ai été pour savoir ce que je valais mais jamais je n'aurais cru atteindre les quarts de finale. Le public m'a soutenu et je le remercie.

O.G : Vous dites chanter de la pop et être inspiré de Jason Mraz, de Nina Simone, de Stevie Wonder ou encore de Ray Charles, pourquoi n'a-t-on pas vu cette facette de vous pendant l'émission?

Charlie : Normalement, je chante en anglais, mais la production pensait que le français m'allait mieux, alors je me suis adapté. Et ils n'avaient pas tort. J'ai passé l'audition en aveugle avec "Que je t'aime" de Johnny Hallyday et j'ai continué en français jusqu'à atteindre les quarts de finale. Ça m'a plutôt porté chance. Et puis ça m'a permis de découvrir autre chose.

O.G : Quels sont vos projets aujourd'hui?

Charlie : Je veux profiter de ce qui m'arrive. Je vais faire quelques concerts avec certains autres candidats qui ont quitté l'aventure. Chacun fera trois chansons. On attend les confirmations des dates. Par la suite, une fois l'engouement "The Voice" terminé, il est clair que ce sera plus compliqué. Mais je ne compte pas faire de la variété. Je compose depuis 3 ans en anglais et en français, je vais continuer, et essayer pourquoi pas de présenter mes morceaux à des producteurs. Certaines chansons d'ailleurs sont des adaptations en musique de textes écrits par mon père. Si ça ne marche pas, je reprendrai mon boulot d'infirmier qui me plait. Dans tous les cas, je vais prolonger mon congés sans solde  jusqu'en septembre et j'aviserai ensuite.

O.G : Vous n'avez pas peur que l'image de "The Voice" vous desserve pour percer dans la pop?

Charlie : Non, je ne pense pas que cette émission nous colle une étiquette. C'est peut-être d'ailleurs le télé-crocher qui valorise le mieux les chanteurs. On ne passe jamais pour des imbéciles.

O.G : Vous serez devant la mairie d'Alès mercredi pour rencontrer le public cévenol. Comment appréhendez vous ce moment?

Charlie : J'ai plus peur d'être devant la mairie d'Alès que de chanter à "The Voice". Ici, on me connait et on me jugera plus facilement.

 

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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