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EN IMMERSION Le vélo à Nîmes pour l’amour du risque !

Photo : Tony Duret / Objectif Gard.
Photo : Tony Duret / Objectif Gard.
Photo : Tony Duret / Objectif Gard.

Depuis quelques années, les pouvoirs publics incitent à la pratique du deux roues. A Nîmes, l'agglomération a lancé lundi dernier le Vélo Tango, premier service de location de vélos. Objectifgard l'a testé pour vous dans les rues nîmoises et ce n'est pas de tout repos... Accrochez-vous !

La théorie c'est bien, la pratique c'est mieux. Après l'inauguration en grande pompe - c'est le cas de le dire - du Vélo Tango, ObjectifGard a enfourché la bicyclette violette pour savoir s'il était facile de se déplacer dans les rues de Nîmes.

Il est 10h30 du matin, Nîmes la travailleuse est déjà bien éveillée. Moi, pas trop. A la gare, là où se trouve le seul espace de location Vélo Tango, il n'y a pas grand-monde.

Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.
Photo d'illustration : Coralie Mollaret / Objectif Gard.

Nid-de-poule, l'ennemi  du cycliste 

A 3 euros la location à la journée pour un vélo classique, ce n'est pas très cher (sauf si l'on emprunte le vélo pour dix minutes : le prix sera le même). Bien sûr, il existe des abonnements au mois, à l'année où le citoyen écolo s'y retrouvera certainement. Seul hic : le chèque de caution de 200 euros qui, en cas de vol ou de dégradation, sera immédiatement encaissé. Je prie donc tous les Dieux pour que ma balade se déroule sans encombre. Direction : Valdegour, siège du journal. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas roulé en ville - et oui, je suis une cycliste des salles de sport !- et je comprends très vite les difficultés des cyclistes nîmois pour lesquels je n'ai en temps normal aucune sympathie particulière : en témoignent mes regards torves et nombreux coups de klaxons.

Rouler en vélo présente des avantages : l'air libre caressant mon visage et mes quadriceps en surchauffe me donne un sentiment de liberté et me permet aussi de faire du sport. Deux pour le prix d'un. Mais arrivée à l'intersection Feuchères/Courbet, j'oublie bien vite les bonnes résolutions pour quelque chose de plus concret : la jungle nîmoise ! Me v'là au milieu des voitures, des coups de klaxon et des insultes. Sans rétroviseur, je me faufile comme je peux. Dans la seconde qui suit, je pile pour laisser passer une voiture et je me rabats à droite derrière un bus. Il grille le feu rouge, je le suis ! Et la voiture derrière moi me suit aussi. C'est la fête : bienvenue à Nîmes !

Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.
Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.

Mais je paie très vite ma folie : un nid-de-poule taquin a raison de ma prise d'élan et me fait mal au derrière. J'opte désormais pour la prudence : le trottoir. Problème : il faut slalomer entre les passants tout en négociant les descentes des trottoirs. Je continue ma course par les quais de la Fontaine. Pour l'instant, je ne suis toujours pas tombée. Dieu me prête toujours vie. Pour rejoindre Valdegour, j'emprunte la route de Sauve. Les même obstacles se présentent à moi : nid-de-poule, crevasses… Le trottoir n'est pas épargné par les racines des arbres assoiffés. Soudain, la pente se raidit et mes muscles m'envoient des messages de détresse. A cet instant, pas le choix : j'abandonne et descends du vélo. "Il aurait mieux fallu prendre le vélo électrique", me lance une sexagénaire à bord de sa voiture. Un vieux assis verra toujours mieux qu'un jeune debout, dit un proverbe africain.

Un dernier effort et j'arrive à la rédaction après une demi-heure de course… Essoufflée mais vivante ! Le souffle coupé, j'étanche ma soif et raconte mon épopée sportive à mes collègues. Ces mêmes observations seront transmises au personnel de Vélo Tango qui assure que "les pouvoirs publics attendent de voir si Vélo Tango a du succès avant de poursuivre leur efforts autour des aménagements cyclables". Il ne me reste plus qu'à faire le chemin inverse pour récupérer mon chèque de caution avant de rentrer chez moi… Mais en voiture cette fois.

 Coralie Mollaret 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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6 commentaires

  1. Ok pour la circulation en vélo encore faut-il avoir des pistes cyclables pour être protégé et comme le dit notre journaliste les nids de poule sont déjà durs en voiture alors en vélo ……Nimes est une des villes où l’on est le plus secoué sans arrêt et à cela vous avez rajouté des coussins berlinois pour dépenser un peu plus et nous secouer encore davantage

  2. Les « autorités » comprennent bien que sans aménagement pour les vélos, il n’y aura pas de pratiquant. Je trouve anormal qu’il y ait des voies réservées aux bus et taxis (quand ils le veulent bien) et rien pour les vélos (ou presque). Personnellement, j’utilise les voies de bus mais cela irrite les sympathiques conducteurs de bus qui n’hésitent pas à sortir le GROS klaxon quand ils sont sur vos talons pour bien vous faire sursauter: sympathique message que je leur rends bien…
    C’est bien dommage car Nimes est bien à la traine quand vous consultez la carte « vélo nimes  » sur la toile. M’enfin il faut bien remplir nos bus électriques qui avancent au gasoil 🙂

  3. Il faut supprimer la circulation des automobiles des particuliers sur le pourtour de l’écusson (dans un premier temps) n’en déplaise aux commerçants qui s’y retrouveront sûrement, les parkings des halles de la coupole et des carmes (non rentables) à reconvertir, on attend des idées « citoyennes », pas de technocrates.

  4. Moi je pose une simple question??????? en cas d’accident qui paie les pots cassés et si il y accident grave quelle assurance prend en charge tous les frais…vu comme conduisent les automobilistes à Nîmes il vaut mieux prévoir avant qu’il arrive les problèmes….Et pour que tous que les commerçants soient contents il faut que la ville mette tous les parkings GRATUITS…..et les clients n’irons pas dans les zones commerciales de la périphérie… là ou les parking ne coute pas un rond à personne….Surtout ce qui viennent de l’extérieur (Les villages de Nîmes Métropole)..et qui on participés aux frais avec leurs împots, et la ville pourrait prendre exemple sur Alès ou toutes les dix minutes il y a une navette gratuite qui vous mène ou vous voulez!!!!!quand vous voulez toute la journée …..

  5. Bonjour
    Je suis d’accord AMIRAL COURBET SAUVE, n’est pas le trajet idéal, ce journaliste aurait pu tout simplement commencer par emprunter FEUCHERE ET CONTINUER tout droit par l’écusson puis longer les quai de la fontaine avant de ressortir par roosevelt (le trajet aurait été aussi rapide qu’agréable), personnelement j’utilise le vélo depuis 3 ans Depuis le quartier Révolution vers le carrefour Route d’arles, je revis, certe les dangers sont là mais la prudence aussi, il manque des infrastructure mais elles viendront avec le temps tout ne se crée pas en un jour.
    Le vélo permets d’être plus décontracté qu’en voiture et nous pousse à faire du sport sans y penser joindre l’utile à l’agréable, par ailleurs moyen de transport le plus économique et rapide en ville.

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