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FAIT DU JOUR L’auteur nîmois Sylvain Coissard surfe sur le succès

Sylvain Coissard, auteur des deux tomes des (Vraies!) Histoires de l'Art. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
Sylvain Coissard, auteur des deux tomes des (Vraies!) Histoires de l'Art. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Auteur nîmois discret, Sylvain Coissard a récolté un succès non négligeable en 2012 avec Les (vrais) histoires de l'art, livre parodique au format atypique portant en dérision quelques unes des plus célèbres peintures. Il revient avec un deuxième tome, toujours aussi potache.

C'est dans sa jolie petite maison située derrière la gare que Sylvain nous reçoit, s'excusant d'une porte d'entrée défaillante suite aux inondations. De nature calme et tranquille, l'homme nous emmène sans trop s'attarder dans son bureau pour s'installer et parler de son livre tout juste sorti. "C'est un format à l'italienne. Cela peut surprendre, mais c'est celui qui s'est imposé le mieux au propos." Utilisant le livre dans le sens de la largeur, chaque double page contient un tableau plus ou moins connu de l'histoire de l'art. Deux peintures reprenant les codes du peintre précédent l’œuvre original pour y inventer une narration d'un humour "potache", comme il aime à le rappeler. "Je travaille dans le milieu du livre depuis 20 ans comme agent littéraire. Pour le tome 1 qui est sorti en 2012, l'éditeur cherchait à publier un livre humoristique autour du thème de l'histoire de l'art, dont l'idée était de dédramatiser l'art et en faire un ouvrage accessible à tous." Alors qu'il n'avait manifestement pas l'intention de passer de l'autre côté du livre, Sylvain Coissard fait une proposition reprenant les codes de la bande dessinée. Il écrit quelques scénarios, l'éditeur est séduit par son projet et tout s'enchaine. "La difficulté a été de concrétiser ça graphiquement. On a travaillé avec l'illustrateur Alexis Lemoine pour le tome 1 avant de se rendre compte que le travail était trop important pour une seule personne. Résultat, on a mis deux ans à le publier."

Les (vraies!) histoires de l'art, le retour. (photo Sylvain Coissard)
Les (vraies!) histoires de l'art, le retour. (photo Sylvain Coissard)

"L'art contemporain est trop spéculatif, ça me laisse sceptique"

Fort de cette expérience et d'un succès qui semble le surprendre encore aujourd'hui - 25 000 exemplaires du 1er tome vendus dans le monde - l'auteur et l'éditeur décident d'en publier une suite et engagent trois illustrateurs : Céline Guérin, Marie-Fred Dupré et Yannick Robert. "Chacun y a apporté sa patte, en tentant d'obtenir un résultat homogène. Ce deuxième volé est dans le même esprit que le premier, à savoir qu'une grande majorité d’œuvres de la Renaissance y sont représentées." Des tableaux qui parlent à tous, y compris aux plus jeunes. Arcimboldo, De Vinci, Raphaël, tous ont mis en scène des grands événements historiques et abordé des thèmes "tellement sérieux, qu'on a envie de rire." Si Sylvain Coissard s'amuse à détourner ces œuvres classiques, c'est pour leurs facultés à raconter quelque chose de fort, d'intemporel. "Avec l'art contemporain c'est différent. C'est trop abstrait, il est presque impossible de créer une histoire avec ça." Parmi ces tableaux, un thème revient très souvent, celui de la religion. Mais l'auteur s'en défend, "J'espère que les gens ne vont pas s'en émouvoir. Si on analyse un peu l'histoire de l'art surtout à cette époque, on s'aperçoit qu'effectivement, il est souvent question de religion. Ce n'était pas une volonté de ma part, je veux simplement détourner des œuvres de façon humoristique."

Les (vraies!) histoires de l'art, le retour, est un ouvrage accessible, une porte d'entrée pour les plus novices. "Ma fille de 5 ans est mon premier fan, j'en suis ravi, c'était vraiment le but ; plaire aux enfants." Au cours de ses rencontres avec le public, Sylvain a pu mesurer la qualité du regard de l'enfant, à qui rien n'échappe. "Parfois ils me proposent même des idées. C'est une génération habituée à l'image donc très attentive aux détails." Sylvain Coissard ne cache pas son envie de continuer sur sa lancée, "si le public est toujours au rendez-vous". Pourtant, peu de gens savent que l'auteur habite à Nîmes,"Les gens à la FNAC ont été surpris quand il m'ont vu arriver. Mon livre était dans les Coups de Cœur du Libraire", le premier tome s'est vendu partout en Europe et en Amérique Latine, de quoi confirmer ce vieil adage : nul n’est prophète en son pays.

En vente dans les librairies depuis le 14 octobre. prix unique 12,9 euros.

Une dédicace est organisée ce samedi 18 octobre à la librairie L'eau Vive au 7 rue Régale à Nîmes, à partir de 15h.

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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