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ALÈS Faut-il interdire la corrida aux enfants ?

Robert Babeau, psychiatre-psychanalyste à Avignon aborde la question de l'accompagnement des enfants à la corrida.
Robert Babeau, psychiatre-psychanalyste à Avignon aborde la question de l'accompagnement des enfants à la corrida.

Alès accueille ce week-end le 98e congrès national de la fédération des sociétés taurines de France. Cette année, la rencontre avait pour thème l'accompagnement des enfants à la corrida.

Faut-il interdire la corrida aux moins de 16 ans ? Telle est l'une des questions abordée cet après-midi lors du colloque consacré à la transmission de la culture taurine aux plus jeunes. Pour y répondre, plusieurs intervenants étaient présents dans la salle du capitole, donc Robert Babeau, psychiatre-psychanalyste à Avignon. Selon son analyse, la corrida n'aurait pas "d'effet traumatique" pour l'enfant si celui-ci "est accompagné d'un adulte bienveillant pour le rassurer. Il n'y a pas d'humains bons et gentils d'un côté et des barbares de l'autre (...) Contrairement à ce qui est dit, les aficionados ne jouissent pas de façon sadique de la mort du taureau". Pour lui, amener un enfant à une corrida est plutôt "une belle occasion d'être confronté à la peur, puisque dans la vie, il devra faire face à de multiples situations suscitant ce sentiment. Continuons d'aller aux arènes avec nos enfants, sereinement et sans culpabilité".

Si ce thème délicat a été choisi à l'heure où les anti-corrida s'offusquent que les enfants puissent assister à ce genre de spectacle, c'est pour faire le point sur les "idées reçues". "Ce n'est pas du tout dans un esprit de provocation", assure le président de l'Union taurine alésien Michel Lezer, ravi que le congrès ait lieu dans la capitale cévenole. "Cela me tenait à cœur que cette réunion se déroule à Alès car c'est une ville assez assiégée par nos détracteurs. C'est donc un peu à notre tour de montrer que nous avons nos cultures et nos traditions", explique t-il. Le congrès se poursuit demain matin avec l'élection du nouveau bureau.

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

18 réactions sur “ALÈS Faut-il interdire la corrida aux enfants ?”

  1. Bien sûr qu’il faut interdire la corrida aux enfants,l’ONU d’ailleurs déconseille aux plus jeunes ce genre de cruauté érigée en spectacle.Quand je lis ce qui suit: »Contrairement à ce qui est dit, les aficionados ne jouissent pas de façon sadique de la mort du taureau”. Je me dis que tout cela n’est que pure hypocrisie car demandez aux aficionados de faire évoluer la corrida sans pique,banderilles ni mise a mort donc sans souffrance pour l’animal et en accentuant le « spectacle » sur les charges du taureau et les passes de cape du torero et c’est a l’unanimité que les amateurs de sévices sur bovins se braquent tellement la chose est inconcevable pour eux.Il n’est point besoin de supplicier des animaux pour confronter des enfants a la peur ce n’est qu’un prétexte fallacieux pour assouvir les bas instincts de certains!

  2. amener un enfant à ce genre de spectacle c’est lui montrer comment torturer un animal et l’apprendre à tuer, pour le plaisir, car en voyant les parents se réjouir l’enfant pense que c’est bien. l’enfant deviendra un tueur potentiel

  3. Il est aberrant de juger que la vision répétée de sévices graves et actes de cruauté sur un être vivant, conscient et évidemment sensible puisse être positif pour des enfants, voire de très jeunes enfants…

    Cet avis n’est partagé (par exemple) ni par l’ONU dont une récente recommandation vise à éloigner les enfants des corridas (en respect de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant), ni sur le plan français par un collectif tel que le PROTEC, qui réunit plus de 100 professionnels psychiatres et psychologues. Ce collectif a adressé il y a peu une lettre ouverte au Président de la République afin justement d’aborder la question des enfants et de la corrida.

    Le docteur Babeau ferait bien de prendre un peu plus de temps entre deux visites aux arènes pour se rapprocher de ses nombreux confrères qui dénoncent la violence tauromachique et son impact, tant sur l’enfant que sur l’animal : http://www.collectif-protec.fr/article-lettre-ouverte-124340867.html

  4. Robert Babeau est certes psychiatre mais avant tout aficionado. Car pour dire <>, ce n’est pas du tout ce que l’on observe dans la vie de tous les jours. Il y a des gens qui sont particulièrement aimable et d’autres particulièrement agressifs. Et tous les autres analyste disent que c’est à l’âge de l’enfance et de l’adolescence que tout se joue. Ce congrès est une pantalonnade

  5. Robert Babeau est certes psychiatre mais avant tout aficionado. Car pour dire « Il n’y a pas d’humains bons et gentils d’un côté et des barbares de l’autre », ce n’est pas du tout ce que l’on observe dans la vie de tous les jours. Il y a des gens qui sont particulièrement aimable et d’autres particulièrement agressifs. Et tous les autres analyste disent que c’est à l’âge de l’enfance et de l’adolescence que tout se joue. Ce congrès est une pantalonnade

  6. Voici ma petite hisoire : Une amie emmène sa petite soeur de 8 ans voir une corrida  » Mais pourquoi font-il ça au toro ? demande la petite soeur en hurlant, on s’en va je ne veux plus voir ça ».Que lui as-tu répondu? : »Je lui ai dis que le toro ne souffrait pas, qu’il ne fallait pas qu’elle crie ! » Réponse d’aficionados, toujours ces inversements de valeur qui les caractérisent. Je répondrai à ce psy : » qu’il ne fasse pas de soucis, des horreurs, les enfants n’en sont pas priver, ils les découvrent tous les jours en ouvrant leur poste de télévision » ! Pourquoi en rajouter pour le sadisme, la barbarie, la perversité l’égoïsme du monde taurin, qui décidément rivalisent d’arguments pour justifier « l’INFENDABLE, L’IGNOMINIE, LA BESTIALIE HUMAINE ».

  7. Le Pr Hubert Montagner, docteur ès sciences spécialiste de la relation homme-animal et également membre d’honneur de l’Alliance Anticorrida, a tenu à réagir aux propos tenus par M. Babeau. Le Pr Montagner estime en effet que le psychiatre « a dépassé là son niveau de compétences et de légitimité. D’autant qu’à aucun moment, il n’apporte la moindre preuve de ce qu’il se permet d’avancer concernant les enfants et la corrida. » On espère lire bientôt sa réaction dans Objectif Gard…

  8. « pas “d’effet traumatique” pour l’enfant si celui-ci “est accompagné d’un adulte bienveillant pour le rassurer. » ?

    D’une part, nous disposons de témoignages nominatifs de personnes ayant été durablement choquées par une corrida étant mineures, quele que soient les adultes accompagnateurs.
    D’autre part l’étude de Graña et al (2004) (cf liens sur le site du PROTEC), qui n’est certes qu’un modèle « expérimental », ne va pas du tout dans le sens de cette assertion constamment rabâchée par les tauromaniaques.

    « Il n’y a pas d’humains bons et gentils d’un côté et des barbares de l’autre »

    Nous sommes d’accord : il appartient à chaque être humain de gérer sa complexité psychique en nuisant le moins possible aux autres, humains comme animaux sensibles.
    Et il appartient à une culture et à une éducation dignes de ce nom d’aider chacun à aller dans ce sens.

    « Contrairement à ce qui est dit, les aficionados ne jouissent pas de façon sadique de la mort du taureau »

    Le Dr Babeau se dit psychanalyste ? Il n’a jamais entendu parler du clivage, du déni, du refoulement ou de la dénégation ?
    S’il est vrai qu’*à notre époque*, la plupart des aficionados ne vont pas s’avouer à eux-mêmes qu’ils jouissent du sang, des blessures et de la mort du taureau, pourquoi ne vont-ils pas plutôt voir des camarguaises, des landaises ou des concours de recortadores ?

    Enfin bon, les pratiques en déclin tentent désespérément de recruter chez les jeunes, c’est un grand classique.

  9. @ Robert Babeau, psychiatre-psychanalyste à Avignon: « … la corrida n’aurait pas “d’effet traumatique” pour l’enfant …  »
    Monsieur, il est temps que vous grandissiez enfin, et pour cela je vous propose de vous accompagner lors de la mise à mort dans l’arène, mais aussi dans tous les abattoirs de la région pour que votre enfant intérieur qui semble n’avoir plus la parole depuis bien longtemps en vous, puisse grandir en toute sécurité, accompagné d’un adulte bienveillant pour le rassurer…  »
    Chiche !

  10. On dirait que ce lien a fini sur un forum d’anti.

    Ils sont tous là à venir déverser leur haine et leur intolérance.

    Qu’ils s’occupent de l’éducation de leur propre enfants.

    Bientôt ils nous diront que les déliquants, les braquerus, les violeurs, les bourreaux ne l’aurient pas été s’ils avaient été à l’arêne enfant.

    C’est pathétique, restez dans vos magasins bio et fichez la paix aux Français

  11. Sans doute désireux d’encourager la présence d’enfants à des corridas, Mr Babeau en oublie l’inclination des plus jeunes à s’identifier à certains animaux et l’empathie qu’ils peuvent manifester à l’égard des plus vulnérables.
    Ce n’est donc pas à une simple peur pour lui-même que l’enfant se trouve confronté dans l’arène mais plutôt à un débordement émotionnel face à des actes de cruauté répétitifs qu’infligent à des innocents des adultes en bande organisée.
    Et ce n’est pas en découvrant un public en liesse à la vue d’animaux suppliciés qu’un enfant encore suffisamment sensible pourra plus facilement recouvrer une confiance durable dans le monde adulte.
    N’en déplaise à Mr Babeau, le risque traumatique est hélas bien réel, comme l’attestent de nombreux témoignages d’adultes fortement choqués et perturbés dans leur enfance par des spectacles de mise à mort.
    Le nier ou le minimiser me semble particulièrement inattendu de la part d’un professionnel du soin, quelque soit l’effet recherché auprès des aficionados.
    Exposer des mineurs – fussent-ils bien accompagnés – à des situations où s’expriment les pulsions primaires à l’état brut (corridas, pornographies…) ne relève pas franchement de la protection de l’enfance.
    Se pourrait-il que le psychanalyste que pense être Mr Babeau n’en ait cure?

  12. la corrida est une pratique sanglante où la violence et la cruauté sont pousséés à l’extrême. Les enfants en général aiment les animaux, ils ne comprennent pas pourquoi il est torturé, pourquoi le sang coule à flots, pourquoi le taureau meugle sa peur, sa détresse.
    Ce psy est de toute évidence un aficionado. Sait-il seulement qu’un torero qui aurait l’idée de toréer en dehors des villes de sang dans le S.O. de la France… serait considéré comme un délinquant passible de 2 ans d’emprisonnement et de 30’000 € d’amende pour sévices graves infligés à des animaux.

  13. D’un côté, vouloir préserver les enfants de la violence de l’humanité est vain, ils y seront confrontés tôt ou tard. Mais d’un autre côté, il parait évident que cette volonté de montrer la corrida aux enfants n’a que pour but de les habituer à ce « spectacle » pour en faire les spectateurs de demain, tout comme les chasseurs tentent régulièrement d’endoctriner les enfants et rien que pour ça, pour le côté unilatéral de leur action, ça devrait être interdit.

  14. La corrida est une des pratiques festives humaines les plus honteuses qui existe .
    On trouve dans cette soupe indigeste tous les ingrédients négatifs typiquement humains: mensonges et tricheries à tous les étages, orgueil démesuré et mal placé, cruauté par plaisir avec des détails conformes aux pires supplices chinois , exhibitionnisme et voyeurisme indignes, banalisation de l’ humiliation et de la torture d’ un être vivant, absence de compassion et d’ empathie pour une victime innocente,…
    Quand au prétexte de la Tradition, il ne tient même pas: dans une ville comme Ales la vraie tradition millénaire est  » pas de corridas espagnoles ici en Cévennes ». Pour des villes comme Nîmes la tradition est relative et gagnera à finir au Musée de la Barbarie en rejoignant les combats de gladiateurs, la traite des esclaves, les sorcières brûlées vives et autres monstruosités d’ un autre âge. Les arènes serviront positivement de centre de désintoxication des torturomaniaques ou de salle pour des spectacles sans supplices honteux.

  15. Ce Robert Babeau ridiculise sa profession pire il la déshonore. Comment légitimer la valeur des psys quand on tient ce type de discours. Michel Onfray doit être ravi : il avait bien raison, il y a plein de charlatans dans ce milieu et peut être même que c’est la profession qui relève du charlatanisme. Au secours Miller, Babeau a porté l’estocade aux psys.

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