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NÎMES « Reloger sept familles Roms, ce n’est quand même pas la mer à boire », s’insurge Roger Mathieu

Les familles Roms sur leur campement à la sortie de Caissargues
Les familles Roms sur leur campement à la sortie de Caissargues
Les familles Roms sur leur campement à la sortie de Caissargues

Le café de la Grande Bourse était ce matin le réceptacle des soutiens des familles Roms, tous forcément très mécontents de la décision de justice du 7 janvier dernier de procéder à l’expulsion de cette trentaine de personnes installée à Caissargues (relire ici). Mais la principale cible des attaques reste le préfet Didier Martin : « S’il n’arrive pas à gérer sept familles, il doit abandonner son travail. Reloger sept familles, ce n’est quand même pas la mer à boire », fusille Roger Mathieu du collectif Solidarité Roms. Odile Aigon, autre soutien des familles, en rajoute une couche : « Le préfet précédent, Hugues Bousiges, a appliqué les textes. Il a mis en place un comité de suivi. Mais depuis que Didier Martin est arrivé, c’est une première expulsion en février 2014 et aucune action depuis. Au niveau de l’accompagnement, c’est nul ! » Malgré tous ces reproches, tous comptent néanmoins sur la bienveillance et l’humanité du préfet, le seul à décider ou non de faire intervenir les forces de l’ordre le 22 janvier prochain, date fixée par la justice pour que les familles quittent le terrain.

Pourtant, à travers les différentes prises de parole, on comprend que les autres grands acteurs du département ont fait la sourde oreille : « Le rendez-vous que l’on a demandé à l’Agglo ne nous a jamais été accordé », regrette Philippe Verseils, de l’association protestante d’assistance (APA). La table ronde demandée à Jean-Paul Fournier n’a pas eu beaucoup plus de succès. « C’était pourtant les premiers à manifester pour soutenir Charlie et la fraternité. Elle est où la fraternité pour les Roms ? », s’indigne Odile Aigon.

A en croire l’assemblée de soutien, les solutions semblent simples : « On demande juste à ce que les familles soient logées de façon pérenne et qu’il y ait un accompagnement social », indique Roger Mathieu. La Croix-Rouge et l’Adejo ont obtenu 67 000€ pour reloger les familles mais la somme semble insuffisante : « Il faut 60 000€ de plus pour un accompagnement sérieux ». Plus qu’une semaine pour trouver une solution…

Tony Duret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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Un commentaire

  1. La Croix rouge et l’adejo sont invitées a pourvoir sur leurs fonds propres à l’entretien de leurs protégés: les Français ne veulent ps payer davantage…

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