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NÎMES Dispositifs d’aide aux victimes : pour une prise en charge plus rapide

Gil Andreau, Marine Pesquié et  Manuelle Mart-Vigouroux  lors de la conférence de presse sur les dispositifs d'aide aux victimes. Photo : Emeline Andreani/Objectif Gard
Gil Andreau, Marine Pesquié et Manuelle Mart-Vigouroux lors de la conférence de presse sur les dispositifs d'aide aux victimes. Photo : Emeline Andreani/Objectif Gard

Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue hier après-midi à l'Hôtel de Police de Nîmes, Gil Andreau a présenté les différents dispositifs mis en place afin de venir en aide aux victimes. 

Situés au rez-de-chaussé, non loin de l'accueil, les différents accompagnateurs sont au plus près des victimes qui se rendent chaque jour à l'hôtel de Police pour déposer une plainte. Gil Andreau, directeur départementale de la sécurité publique du Gard, explique la nécessité de prendre ces dispositifs : "Nos établissements sont ouverts 24h sur 24h, du coup lorsque des personnes ont le moindre problème, elles se dirigent directement vers nous. Et parfois, les plaintes ne sont pas d'ordre pénale. C'est pour cela que nous avons décidé de mettre en place des dispositifs d'aide aux victimes, afin que ces personnes soient directement orientées vers des accompagnateurs, qui pourront les guider par la suite".

Une prise en charge pour tous

L'hôtel de Police comprend ainsi depuis quelques mois, une psychologue clinicienne spécialisée en criminologie, Marine Pesquié : "Lorsqu'une victime se présente à l'accueil, je lui propose mon aide afin de lui apporter un premier temps d'écoute. Cela est très important, surtout pour les cas traumatisants. Mon rôle est de proposer un accueil d'urgence afin d'écouter et d'évaluer l'état d'esprit de la victime, pour pouvoir l'orienter correctement vers l'extérieur". Et pour se faire, la nouvelle psychologue de l'hôtel de Police peut compter sur Manuelle Marti-Vigouroux, éducatrice spécialisée dans les problématiques sociales. Ensemble, elles accompagnent les victimes d'un point de vue morale et sociale, afin de favoriser leur prise en charge à l'extérieur. Quatre conciliateurs de Justice tiennent également une permanence tout au long de la semaine au sein de l'hôtel de Police, afin d'apporter des solutions à l'amiable aux différents partis et ainsi éviter les procès : "Sur 870 affaires traitées l'année passée, 556 ont été conciliées" se félicite Mr Abouzit, un des conciliateurs. Enfin, un médiateur de l'AGAVIP (Association gardoise d'aide aux victimes d'infractions pénales) est présent tous les mercredis matin.

Des dispositifs nécessaires face à un nombre de victimes important

Même si le nombre de victimes n'est pas en augmentation, l'AGAVIP a cependant recensé 4 055 victimes d'infractions ou de conflits intra-conjugaux l'année passée. Un nombre inquiétant, qui explique la nécessité d'augmenter les mesures de prise en charge des victimes : "L'ouverture des différents dispositifs s'est fait en fonction des crédits. Certains accompagnateurs sont présents depuis quelques années, mais il nous a fallu attendre d'obtenir plus de crédits pour pouvoir mettre en place tous les dispositifs nécessaires" explique le directeur. Des contraintes auxquelles s'ajoutent celle des psychologues cliniciennes, qui ne sont qu'une soixantaine au niveau national. Marine Pesquié est d'ailleurs la seule à exercer dans le Gard. De son côté, Manuelle Marti-Vigouroux espère voir le nombre d'acteurs sociaux augmenté : "Près de 60 % des personnes traitées ne sont pas connues de la sphère sociale. Cela signifie qu'elles ne sont suivies par personne. Il y a donc un réel besoin".

Des dispositifs qui, bien que peu nombreux, ont déjà fait leurs preuves depuis quelques années dans d'autres régions. Gil Andreau espère ainsi à son tour montrer l'exemple, afin que de plus en plus d'établissements policiers adoptent ces mesures.

Emeline Andreani

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